Chambéry : un bassin invisible mais essentiel
Trente-deux mètres de diamètre, soixante mètres de long, dix à douze mètres de profondeur, une contenance de 8 000 mètres cubes, des pieux ancrés jusqu’à vingt-cinq mètres de profondeur : le futur bassin de stockage des eaux de pluie de l’agglomération chambérienne est un ouvrage conséquent. Son prix l’est aussi : 11 millions d’euros, la moitié apportée par l’Agence de l’eau (elle octroie également un prêt à taux zéro de 2 millions d’euros).
À quelques centaines de mètres du chantier, la station de traitement des eaux de l’agglomération chambérienne est capable d’absorber 8 000 mètres cubes d’eaux usées par heure. Presque toujours largement suffisant… sauf quand le temps vire à l’orage et que des trombes d’eau se déversent en peu de temps. Le problème, c’est que ce premier flux d’orage lessive les sols urbains, et que c’est une eau relativement chargée qui n’arrive pas à entrer dans la station et qui, jusqu’à présent, était simplement évacuée dans la Leysse.