« Nous, maires de France et d’ailleurs, mobilisons-nous en faveur du Pacte d’Istanbul ! »

Par Henri Bégorre, Maire de Maxéville, 1er Vice-président du Grand Nancy (Communauté Urbaine), Président du Partenariat français pour l’Eau, Représentant de CGLU et de l’Association des Maires de France au 6WWF

Henri BEGORRE
Le Pacte d’Istanbul pour l’Eau a été initié lors du 5ème forum mondial de l’eau en 2009 à destination des autorités locales et régionales afin de leur permettre de développer des stratégies de gestion de l’eau mieux adaptées aux changements de notre planète. Ce Pacte rassemble des engagements communs auxquels maires, élus locaux et régionaux peuvent adhérer.

Le Pacte d’Istanbul est utile et amorce des principes d’action afin que chacun d’entre nous fasse de son mieux pour améliorer la gouvernance de l’eau et orienter nos politiques locales vers une gestion durable de l’eau.

Il n’est pas contraignant et n’impose pas d’objectifs chiffrés ; c’est aux « signataires » de fixer leurs « cibles » en fonction du contexte socio-géo-économique dans lequel ils agissent. Les critères d’évaluation sont propres à chacun. L’engagement vis-à-vis du Pacte est donc moral et non pas quantitatif.

En ma qualité de Maire de Maxéville (ville de 10 000 habitants de Meurthe-et-Moselle – F ), j’ai été l’un des premiers signataires de ce Pacte lors du Forum de 2009.

Ici, c’est la Communauté Urbaine du Grand Nancy qui a la compétence de la gestion de l’eau et de l’assainissement pour Maxéville et ses 19 autres communes.

Parmi nos engagements pris au titre de ce Pacte, la participation et la sensibilisation des usagers en sont les principaux (sensibilisation au cycle de l’eau, au coût du m3 d’eau, à l’utilisation de l’eau et à ses alternatives comme la réutilisation des eaux de pluie)... l’objectif est bien d’améliorer la performance de services publics d’eau et d’assainissement rendus et anticiper sur de potentielles mesures nationales (réutilisation des eaux usées traitées et pluviales).

Par ailleurs, Maxéville s’est engagée auprès de la commune de Gao (capitale de la 7ème région – Mali) dans le cadre d’une coopération décentralisée. Notre engagement se traduit par un travail en commun sur la gouvernance des services d’assainissement en se fondant sur une démarche très participative initiée par la mairie de Gao.

A Maxéville, cette démarche très participative s’exprime par exemple dans les écoles où des travaux sur l’utilisation de l’eau en France et ailleurs sont menés.

Pour conclure, le Pacte d’Istanbul pousse les autorités locales à exercer leurs responsabilités quant aux services rendus aux usagers.

Les forums mondiaux comme celui de Marseille constituent des points d’étape pour présenter les progrès réalisés par les signataires, les encouragent à agir, pour échanger et se mobiliser pour faire entendre leur voix de manière unanime au-delà du forum. Pensons notamment en 2012, à la conférence des Nations Unies en juin prochain et à la manière dont le thème de l’Eau pourra trouver sa place au cœur des enjeux de « Rio+20 ».

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