La politique de gestion de la ressource en eau d'irrigation face à l'aléa climatique, aux contraintes sociales et économiques : cas de l'Algérie

The climatic and structural constraints that weigh on irrigated farming in Algeria impose a rigorous and rational management of the water resources. The aridity of the climate makes the cultivations hazardous, even in zones of potentially rich soils. Rainfall is badly distributed in time and space. 80 % of the hydrographic network is located in the Northeastern regions of the country. The rate of filling of the dams does not exceed 50 to 70%. The loss of water from the networks (drinking and irrigation) varies between 40 and 50%. The situation of ground and water potentials obtained from investigations and reports from specialized structures show the growing pressure coming from the city and industries on mobilized of agricultural water. This pressure hinders the possibilities of development of irrigated agriculture based on surface water. To ease the pressure and in order to be able to satisfy water requirements for the AEP, industry and agriculture, several measures are followed: The reduction of water loss from the adduction networks, the modernisation of irrigation techniques, to reconsider the management of underground water, the possibility of artificial refill, the desalination of sea water to provide water supply to coastal zones, the recycling of used water which has been done for several years, regional transfers between dams. These measures should among others, meet the request for water, maintain renewal capacities of water resources and preserve their quality in order to reduce the constraints on the natural environment. / Les contraintes climatiques et structurelles qui pèsent sur l'agriculture irriguée en Algérie imposent une gestion rigoureuse et raisonnée des ressources en eau. L'aridité du climat rend les cultures aléatoires, même dans des zones potentiellement riches en sols. La pluviométrie est mal répartie dans le temps et dans l'espace. Le réseau hydrographique est à 80% situé au Nord-Est du pays. Le taux de remplissage des barrages ne dépasse pas les 50 à 70%. Les fuites dans les réseaux d'adduction d'eau potable et d'irrigation oscillent entre 40 et 50%. L'état des lieux des potentialités en terre et en eau à partir d'enquêtes et rapports de structures spécialisées, montre la pression grandissante exercée par la ville et l'industrie sur l'eau mobilisée pour l'agriculture. Cette pression limite les possibilités de développement de l'agriculture irriguée à partir des eaux de surface. Pour lever cette pression et pouvoir satisfaire les besoins en eau de l'AEP, l'industrie et l'agriculture, plusieurs mesures sont en cours : La réduction des fuites dans les réseaux d'adduction, la modernisation des techniques d'irrigation, la reprise en main de la gestion des nappes, la possibilité de recharge artificielle, le dessalement de l'eau de mer pour approvisionner en eau les zones côtières, la reprise du recyclage des eaux usées qui marque le pas depuis quelques années, les transferts régionaux entre barrages. Ces aménagements devraient entre autres, répondre à la demande en eau, conserver les capacités de renouvellement des ressources en eau et préserver leur qualité afin de réduire les contraintes sur le milieu naturel.

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