Essai d'elaboration d'un schema global de la croissance des graminees fourrageres
Nous proposons une hypothèse pour rendre compte de faits connus : l’azote, l’eau, la température, les états de développement agissent beaucoup moins sur la photosynthèse que sur la croissance. Leur action sur cette dernière se présente toujours de la même manière, c’est-à-dire qu’elles modulent le comportement de la plante entre deux pôles : - forte croissance : le carbone est investi d’abord dans la croissance aérienne, au détriment des parties non photosynthétisantes. Il en résulte en principe une meilleure interception de la lumière, et le supplément de carbone capté permet ensuite une meilleure croissance de la plante entière. Mais parfois une croissance trop rapide entraîne un épuisement des réserves carbonées et la mort de la plante. - faible croissance : le carbone est dirigé surtout vers les réserves et/ou les racines. D’après notre hypothèse, la croissance ne serait pas déterminée par la photosynthèse. Il existerait un « programme » potentiel de croissance aérienne, lié aux états d’induction (« mémoire » de la plante). L’azote, l’eau, la température pourraient limiter la réalisation de ce potentiel. La croissance ainsi déterminée orienterait la destination du carbone par simple effet de « puits ».
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