Cibler, mettre en ½uvre et évaluer la lutte contre les pertes des réseaux d’eau potable dans le but de préserver la ressource en eau : Impacts de la réduction des pertes sur les ressources (bilan eau) et sur l’environnement (bilan des ...
/ La réalisation du bilan eau sur le SIAEP de Coulounieix-Razac montre qu’il est possible de mettre en ½uvre la méthode avec le niveau de connaissance des volumes fourni par le RAD ou le RPQS (à l’échelle des communes dans ce cas). Ce cas d’étude nous a permis de proposer des solutions pour estimer les destinations des volumes livrés aux usagers du service d’eau potable. L’accès aux données de l’assainissement est compliqué par le dégroupement des compétences Eau potable et Assainissement. Néanmoins, les données rapportées par les services publics d’assainissement à l’agence de bassin et au ministère de l’écologie et du développement durable (MEDDE), consultables sur le SIE du bassin et sur le portail de l’assainissement communal, permettent l’identification des systèmes d’assainissement collectifs. A partir de là, il s’agit de mobiliser la connaissance locale des raccordements à l’assainissement. Afin d’inscrire le bilan eau dans le cadre fixé pour les évaluations pour la DCE, la méthode utilise le découpage des masses d’eau pour évaluer l’impact quantitatif du système d’AEP sur les ressources. Cependant, les frontières entre masses d’eau adjacentes ne sont bien souvent pas étanches. Dans le cas du SIAEP de Coulounieix-Razac, les sources utilisées pour l’AEP ont d’abord été considérées comme faisant partie des masses d’eau souterraines. Puis, on a tenu compte de la réalimentation de la masse d’eau de surface normalement alimentée par la source afin de mieux estimer l’impact du système. Dans un tel contexte, on peut s’interroger sur l’impact réel des prélèvements dans les sources sur les masses d’eaux souterraines tant qu’un écoulement de leurs trop-pleins persiste tout au long de l’année. Leur impact ne concerne t’il pas davantage les masses d’eau superficielles dans lesquelles elles se déversent ? Finalement, le bilan eau permet de conclure qu’une faible partie des ressources, les masses d’eau profondes, ne peuvent être réalimentées par les rejets du système d’AEP. Mais 12% du volume prélevé dans la ressource principale, la masse d’eau FRFG095, s’infiltre après rejet, participant ainsi à sa recharge. Seuls les rejets effectués au droit de la masse d’eau participent à la réalimentation, c’est-à-dire ceux des communes du nord du syndicat et quelques communes à l’est. Cette analyse spatiale de la réalimentation, permet de cibler des zones d’action de réduction des pertes prioritaires vis-à-vis de la ressource. En effet, la réduction des fuites sur les territoires où les infiltrations rejoignent directement la ressource est moins pertinente pour la ressource, du fait que l’on réduit également la réalimentation, que de travailler là où ce n’est pas le cas. Une meilleure connaissance des volumes du système d’AEP permettrait d’affiner les hypothèses d’indice linéaire de pertes uniforme sur l’ensemble du syndicat, de collecte à l’assainissement des volumes livrés aux usagers et de mélange parfait des ressources (notion d’UDI). Enfin, un travail à l’échelle du secteur permettrait de cibler plus précisément les efforts d’économie d’eau, et en particulier de réduction des pertes, en recherchant une économie nette maximale de la ressource en eau.
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