Cibler, mettre en ½uvre et évaluer la lutte contre les pertes des réseaux d’eau potable dans le but de préserver la ressource en eau : Impacts de la réduction des pertes sur les ressources (bilan eau) et sur l’environnement (bilan des ...
/ Le présent rapport présente les résultats des axes 1 et 2 de l’action de recherche « Cibler, mettre en ½uvre et évaluer la lutte contre les pertes en eau dans le but de préserver les ressources en eau », menée par Irstea en partenariat avec l’Onema et le MEDDE. Il s’agit de mesurer les impacts d’un système d’AEP sur les ressources en eau (méthode bilan eau) et sur l’environnement (méthode bilan des effets). La mise en ½uvre de la méthode bilan eau, illustrée pas à pas sur des cas réels dans ce rapport, est composée de cinq étapes : 1. Le bilan volumique du système d’AEP consiste à estimer par usage, les volumes entrants et sortants du système d’AEP, du prélèvement aux rejets. Les volumes sont distingués en volume livrés et non livrés. 2. L’étude des modes de rejet consiste à répartir le volume défini par usage selon trois modes de rejet: l’infiltration, l’écoulement et l’évapotranspiration. 3. Afin de caractériser les masses d’eau concernées par le système d’AEP, sont identifiées d’une part les masses d’eau captées pour les ressources et d’autre part les masses d’eau souterraines à l’affleurement et les bassins versants associés aux masses d’eau de surface pour les destinations des rejets. Les enjeux quantitatifs de ces masses d’eau sont déterminés par leur état au sens de la DCE (SDAGE) et par les dispositifs de gestion existants (SAGE, ZRE, etc. mais aussi schéma directeur d’AEP, etc.). 4. La localisation des rejets (masses d’eau destinataires) consiste à croiser à l’aide d’un SIG les lieux de rejets identifiés (ouvrages, stations, réseau d’AEP, commune, etc.) et les masses d’eau et bassins versants associés, afin de quantifier les volumes rejetés par masse d’eau. 5. Enfin, les bilans de prélèvements et des rejets effectués pour chaque masse d’eau sont agrégés pour calculer les volumes du système d’AEP suivants : -le volume prélevé brut total (part de chaque ressource) qui inclut les volumes importés ; -le volume de réalimentation des masses d’eau mobilisées ; -le volume de non réalimentation, équivalent au prélèvement net des ressources, à destination des masses d’eau non mobilisées ou de l’atmosphère ; Les résultats de la méthode peuvent être utilisés pour adapter la stratégie de réduction des pertes aux enjeux de préservation quantitative des ressources. Un bilan des effets environnementaux a été réalisé sous la forme d’une analyse de cycle de vie de scénarios de réduction des pertes des réseaux d’AEP. Cette étude a permis de montrer qu’il peut exister un seuil de performance au-delà duquel les impacts environnementaux générés par les efforts de lutte contre les pertes ne sont plus compensés par la réduction de ceux de la production d’eau potable.
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