Essai de reminéralisation au gaz carbonique au lait de chaux micronisée sur l’eau du réservoir de CHAVARDEIX de la commune de CROCQ

Titre long: 
Essai de reminéralisation au gaz carbonique au lait de chaux micronisée sur l’eau du réservoir de CHAVARDEIX de la commune de CROCQ
Pays: 
France
Précisions sur la localisation: 
NOUVELLE-AQUITAINE
Nom du client/bénéficiaire: 
Commune de Crocq
Date de démarrage: 
septembre, 2012
Date d'achèvement: 
octobre, 2012
Financeur: 
Commune de Crocq
Descriptif du projet: 

Le SIAEP de la région de Crocq est confronté à la problématique d’eau agressive sur ses captages et a voulu tester le procédé de reminéralisation (CO2 + lait de chaux micronisée). L’OFFICE INTERNATIONAL DE L’EAU, fort de son expérience de 2011 avec le Syndicat Basse Gartempe a été chargé de réaliser l’étude sous la supervision d’un comité de pilotage avec la coopération de la société fermière du syndicat qui exploite. L’Office International de l’Eau avait alors réalisé la conception d’un pilote de traitement de l’eau permettant la reminéralisation. L’étude de l’eau de Crocq a été réalisée sur ce pilote.

Le comité de pilotage pour l’étude de Crocq était constitué du SIAEP de la Région de Crocq, du Conseil Général de la Creuse, de l’OIEau, de l’ARS Limousin, de l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne, des maitres d’œuvre du syndicat et des sociétés fournissant du matériel ou des consommables. L’eau du réservoir de Chavardeix a fait l’objet de cette étude.

Les objectifs principaux de cette étude ont été : dans un premier temps, d’atteindre l’équilibre calco-carbonique de l’eau traitée avec un pH ≥ 7,5, TAC ≥ 8 et TH ≥ 8 afin de supprimer l’agressivité de cette eau et les conséquences qui en découlent. Dans un second temps, l’OIE a cherché à déterminer le coût de l’installation pour les captages qui soit le plus faible possible.

L’Office International de l’Eau a réalisé les simulations de correction de la minéralisation d’abord sur de l’eau synthétisée sur place puis sur l’eau de Crocq. Les tests sur le pilote de reminéralisation ont été faits avec un nouveau lait de chaux SL26HR.

En complément ont été testées diverses configurations : augmentation du temps de contact par ajout d’une longueur complémentaire de tuyaux, ajout d’un filtre à sable avant les microfiltres, essais avec différentes pompes d’injection de chaux, variation de la température.

Pour traiter l’eau de Crocq, les calculs de débit d'injection des réactifs ont été faits à partir d'un débit d'eau à traiter de 1 à 1.5 m3/h (capacité horaire de traitement du pilote de reminéralisation). Le procédé a ensuite été appliqué sur l’eau du Syndicat des eaux de Crocq. Le traitement a été validé par les analyses d’autocontrôle et complémenté par des analyses faites par le laboratoire départemental de Creuse (accrédité COFRAC).

 

Descriptif des services rendus par l'OIEau: 

Concernant l’étude de l’évolution de la turbidité au cours de la filière de traitement, il a été décidé de supprimer les 400 m de serpentins de temps de contact qui apportaient davantage de turbidité qu’ils n’en abattaient.

Lors de la mise en place des filtres à cartouches ainsi que lors du changement des cartouches, il faudra apporter un soin particulier à la fixation des cartouches au sein du corps inox du filtre.

Enfin, l’utilité du filtre à sable, par rapport aux coûts engendrés par son rétro-lavage (pompes), reste à définir afin de valider ou non son intégration au sein de la filière de traitement.

Concernant les coûts d’investissement, comme pour l’étude précédente (Syndicat d’eau Basse Gartempe), la solution avec reminéralisation est bien moins coûteuse par rapport à un traitement rudimentaire largement moins efficace sur la remise à l’équilibre de l’eau. En ce qui concerne les coûts de fonctionnement de la filière, dans le cas de Crocq, ils restent intéressants même s’ils sont supérieurs à ceux associés à l’utilisation de calcaire terrestre seul dans les mêmes conditions.

 

statut: 
terminé