Le rapport sur l'état de l'environnement en France 2019

Publié tous les 4 ans, ce rapport de synthèse est dévoilé le 24 octobre 2019 par le Ministère de la transition écologique et solidaire. Il dresse un panorama complet de l'état de l'environnement, ses évolutions et des réponses apportées par la société. Il met en avant les messages clés, et propose des approches systémiques sur les grands enjeux. Le rapport sur l’environnement en France (REE) s’appuie sur le patrimoine de données issu des multiples systèmes d’information sur l’environnement.

 L’édition 2019 s’articule autour de 3 types de contenu : un rapport synthétique qui propose des approches systémiques sur les grands enjeux ; des focus thématiques : ces dossiers ont vocation à aborder des problématiques transversales d’actualité : environnement et santé (publié le 5 juin 2019), les ressources naturelles (publication prévue en début d’année 2020), les transitions  (publication en 2020), la biodiversité (publication en 2020)... ;  et un site internet (www.ree.developpement-durable.gouv.fr) qui met à disposition des données et informations, enrichies et relevant de différentes échelles géographiques : le niveau national, le niveau régional  et le niveau international (comparaisons internationales).  
Pour la première fois depuis 2014, la publication introduit notamment le concept scientifique des 9 limites de la planète. Cette approche innovante permet de mieux apprécier l’impact des modes de consommation et de production de la France au-delà de ses frontières. De nombreux sujets liés à la santé comme la pollution de l'air, ou la pollution des milieux aquatiques ont été traités.
La qualité des eaux de surface s’améliore en partie
En France métropolitaine, sur la période 1998-2017, les nitrates et les orthophosphates diminuent (respectivement de 12% et 37%)  dans les cours d'eau grâce notamment à une réglementation plus contraignante sur les teneurs en phosphates dans les détergents, par un moindre recours aux engrais phosphorés, et par l’amélioration des performances des stations d’épuration.
Une diminution des teneurs en pesticides dans les cours d’eau s’observe depuis 2008 : cette tendance est principalement due à une moindre présence d’herbicides : l’acétochlore, l’amitrole (herbicides respectivement interdits d’usage depuis 2013 et 2017), l’isoproturon, le diflufénican et le nicosulfuron (herbicides couverts par des autorisations de mise sur le marché).

Les perturbateurs endocriniens font leur apparition. Les 168 000 analyses réalisées entre 2014 et 2016 détectent que les substances les plus fréquentes sont les hydrocarbures aromatiques cycliques (HAP), les plastifiants et les tensioactifs : les plus fortes concentrations ont été observées avec les plastifiants DEHP (phtalate) et BPA (bisphénol A) ainsi qu’avec les tensioactifs 4-NP et 4t-OP.
La qualité des eaux souterraines, reflet des pollutions passées et présentes
Aux nitrates et pesticides, principales menaces des eaux souterraines, s’ajoutent les métaux, les perchlorates, les phtalates, et les résidus médicamenteuxs. Depuis 2000, environ 2 400 captages ont été abandonnés en raison des coûts élevés liés à la dépollution des eaux brutes...

 En 2017, plus de 300 substances actives des pesticides sont retrouvées dans les eaux souterraines. Parmi les  substances interdites d'usage sont retrouvées : Atrazine (52% dans des points de mesure), Simazine (22%), Alachlore (10%), Oxadixyl (11%), Dichlobénil (9%) ou Diuron (8%) ...

Depuis plusieurs années, la présence de traces de médicaments dans les eaux souterraines est recherchée. Entre 2015 et 2017, 72 substances ont été recherchées et 28 ont pu être retrouvées.

Consulter le site internet du rapport EEE : www.ree.developpement-durable.gouv.fr

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