Bulletin national de situation hydrologique du 11 mai 2022

Les passages perturbés ont été assez rares pour la saison avec généralement moins de dix jours de pluie excepté du sud de l’Aquitaine aux Pyrénées ariégeoises et plus localement sur les autres massifs. On a souvent enregistré moins de cinq jours de pluie du Roussillon à la moyenne vallée du Rhône et à l’ouest du Var ainsi que par endroits des Hauts-de-France et de la Normandie à la Champagne-Ardenne. Les perturbations ont été peu actives hormis les 7 et 8 sur le nord et le centre de l’Hexagone au passage de la tempête « Diego » puis du 19 au 24 principalement sur la moitié sud et la Corse avec par endroits de fortes pluies orageuses. Les cumuls de pluie ont été déficitaires de plus de 20 % sur une grande partie du territoire. Le déficit a parfois dépassé 50 % de l’ouest de la Bretagne aux Hautsde-France et aux Ardennes, du Massif central à la vallée du Rhône et à la Côte d’Azur ainsi que de la Vendée à la Charente-Maritime. Les cumuls ont été en revanche excédentaires de plus de 20 % sur le nord de la Lorraine, l’Alsace, des Vosges au Doubs, en Savoie et en Haute-Corse. Ils ont été assez hétérogènes sur le reste du pays mais globalement plus conformes à la saison. En moyenne sur le pays et le mois, la pluviométrie a été déficitaire de 25 %.

Les sols superficiels se sont humidifiés du nord de la Nouvelle-Aquitaine au quart nord-est mais restent secs pour la saison. En revanche, ils se sont asséchés sur le quart sud-est tandis que sur le Sud-Ouest, ils restent conformes aux valeurs de saison. Au 1er mai, l'équivalent en eau du manteau neigeux est conforme à la saison sur les Pyrénées mais très déficitaire sur les Alpes et la montagne corse.

La période de vidange des nappes a débuté dès janvier-février avec deux à trois mois d’avance. En avril, les niveaux des nappes sont généralement en baisse, à l’exception des nappes de l’Adour et du Gave de Pau, du littoral languedocien et du Roussillon, de Corse et du nord-est. La situation est particulièrement préoccupante, avec des niveaux bas à très bas localement, sur les nappes entre Vendée, Maine et Touraine ainsi que sur les nappes de la Côte d’Azur, de Provence et du sud de la Drôme.

Concernant les débits des cours d’eau, la situation reste défavorable sur le pourtour méditerranéen et l’Auvergne avec des débits souvent inférieurs à 40 % du débit moyen interannuel.

Au 11 mai, 15 départements ont mis en oeuvre de mesures de restrictions des usages de l’eau. À titre de comparaison, 12 départements étaient concernés en 2021 et 6 départements étaient concernés en 2020.

Accès au document

Métadonnées du document