Bulletin national de situation hydrologique du 11 juin 2020

En moyenne sur le pays et sur le mois, le déficit pluviométrique a été supérieur à 10 %. Les précipitations ont été très déficitaires sur le nord-ouest de la France, particulièrement sur l’extrême nord où elles ont été quasi absentes. Sur le Nord-Pas-de-Calais, ce mois de mai a été le plus sec sur la période 1959-2020. Ce déficit pluviométrique, associé à des températures élevées et à un ensoleillement remarquable, a contribué à un net assèchement des sols superficiels. En revanche, les pluies ont été abondantes sur l’Aquitaine, une partie de l’Occitanie, de la Franche-Comté à l’est de la région PACA, en Corse ainsi que plus localement de la Vendée au sud de l’Île-de-France et de la
Champagne et sur le Massif central. Un épisode pluvio-orageux intense a concerné la majeure partie de ces régions du 9 au 11 mai provoquant des inondations.

Les sols se sont nettement asséchés excepté sur le nord de l’Aquitaine, le pourtour méditerranéen et la Corse. Ils sont devenus modérément secs à extrêmement secs de la Normandie et des Hauts-de-France au quart nord-est du pays.

Concernant les eaux souterraines, les niveaux du mois de mai traduisent une recharge 2019-2020 conséquente. La situation est globalement satisfaisante, avec des niveaux supérieurs à la moyenne sur une majeure partie du territoire. Dans le bassin aquitain et sur le pourtour méditerranéen, les nappes ont bénéficié d’apports supplémentaires en mai et certaines affichent des niveaux hauts à très hauts. La situation est moins favorable sur une large partie nord-est de la France : les nappes de la plaine d’Alsace, des couloirs de la Saône et du Rhône et de l’est du Massif Centre, affichent toujours des niveaux modérément bas à bas, conséquences de déficits pluviométriques successifs.

Concernant les cours d’eau, la diminution des débits s’est poursuivie avec 78 % des stations présentant désormais des valeurs inférieures au médian, contre 69 % le mois précédent.

En ce qui concerne les barrages-réservoirs, la situation a peu évolué sur l’ensemble du pays à l’exception d’une légère augmentation en Provence-Alpes-Côtes d’Azur. Les taux de remplissage sont satisfaisants pour la saison.

Au 11 juin, 12 départements ont mis en oeuvre des mesures de restrictions des usages de l’eau. À titre de comparaison, sur la même période l’an passé, 13 départements étaient concernés par un arrêté préfectoral de limitation des usages. Ce chiffre était de 3 en 2018.

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