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Bulletin national de situation hydrologique du 12 février 2024

Dans la continuité de fin décembre, des perturbations se sont succédé en début de mois, très actives sur le Nord-Ouest et les massifs de l’Est, provoquant de nouvelles crues et inondations sur le Nord-Pas-de-Calais déjà très affecté en fin d’année 2023. Les passages perturbés ont ensuite alterné avec des périodes anticycloniques, notamment sur la moitié sud où les précipitations ont été moins fréquentes et peu abondantes voire quasi absentes sur le Roussillon. Après un début janvier très doux, la France a connu un épisode hivernal marqué du 7 au 14 sur une grande partie de l’Hexagone et jusqu’au 20 sur la moitié nord avec des chutes de neige en plaine et des pluies verglaçantes. Il a été suivi d’une nette hausse du mercure sur l’ensemble du territoire à partir du 22 avec des températures printanières sur le Sud où de nombreux records ont été enregistrés. Cette douceur remarquable a provoqué une fonte nivale très importante sur les massifs à l’exception des Alpes du Nord.

 

La pluviométrie a été généralement proche des normales ou excédentaire de 10 à 50 % des Pays de la Loire et de la Bretagne à la Basse-Normandie et au Grand Est, près de la frontière belge, sur le flanc est et plus localement sur l’ouest du Massif central, le sud de l’Hérault et le nord-ouest de la Corse. En revanche, les cumuls de pluie ont été souvent déficitaires de plus de 25 % sur le reste du pays. Le déficit a dépassé 50 % par endroits du Sud-Ouest à l’ouest de la Provence, voire 75 % sur les Pyrénées-Orientales. En moyenne sur le pays et sur le mois, la pluviométrie a été déficitaire de près de 20 %.

 

L’indice d’humidité des sols est resté proche de la normale en moyenne sur le pays durant le mois de janvier. La situation reste toutefois très contrastée entre les régions méditerranéennes et le reste de l’Hexagone. Le déficit pluviométrique combiné à une grande douceur en fin de mois a accentué la sécheresse des sols superficiels sur les régions méditerranéennes. Les sols superficiels sont très secs à extrêmement secs sur le pourtour du golfe du Lion et l’est de la Haute-Corse alors qu’ils sont généralement très humides sur le reste du pays, voire proches de la saturation de l’ouest des Hauts-de-France à la Bretagne et au nord de l’Aquitaine ainsi que du Grand Est au nord des Alpes.

 

En janvier 2024, les niveaux des nappes inertielles restent en hausse. La recharge ralentit ou se stoppe sur de nombreuses nappes réactives.

 

L’état des nappes est satisfaisant sur une grande partie du territoire, notamment sur les nappes réactives, du fait d’un début de période de recharge arrosé. Il est défavorable, avec des niveaux bas à très bas, sur les nappes inertielles du Sundgau et du couloir de la Saône et sur celles du sud-sud-est et de Corse.

 

Globalement sur l’ensemble du territoire, les débits des cours d’eau ont fortement diminué en janvier sauf en Bretagne et en Corse où la baisse semble plus modérée.

 

Au 12 février, 3 départements ont mis en œuvre des mesures de crise et 6 départements sont concernés par des restrictions des usages de l’eau au-delà de la vigilance. À titre de comparaison en 2023 sur cette même période, 9 départements avaient mis en œuvre des mesures de restrictions des usages de l’eau et aucun département n’était concerné en 2022.

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