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valeurs de l’environnement

La valeur économique des services rendus par la nature

 

Les services rendus par la nature sont classés en deux catégories dans le calcul économique et s’attachent à dissocier la valeur d’usage de la valeur de non-usage ; l’ensemble formant la valeur économique totale :

La valeur économique totale

 

Les différentes méthodes permettant d'évaluer la valeur d'un bien ou d’un service environnemental

Il s’agit principalement, par ces méthodes permettant d’appréhender la valeur d’un bien environnemental, d’associer une valeur exprimée en termes monétaires (euros dollars…) à des changements de l’état de l’environnement. Pour les économistes de l’environnement, il ne faut pas comprendre cette monétarisation comme une assimilation d’un bien environnemental à l’état d’une simple marchandise que l’on peut acheter ou épuiser librement. Elle est censée avoir pour finalité de fournir une évaluation chiffrée qui peut être comparée à des grandeurs économiques plus classiques mobilisées dans l’analyse, comme par exemple des coûts ou des budgets. Cependant, pour différents agents économiques, la tendance à la confusion reste toujours un risque à ne pas négliger.

 

Différentes approches d’évaluation économique des biens environnementaux ont été développées et sont aujourd’hui utilisées, chaque méthode apportant un éclairage particulier. On distingue généralement trois types de méthodes suivant la valeur que l’on cherche à estimer :

  • Pour déterminer des valeurs de marché ou d’option, on a recours aux méthodes basées sur les coûts (méthodes des coûts évités, coûts de remplacement et coûts substituts),
  • Pour estimer les valeurs d’usages non liées à un marché, on utilise des méthodes de préférences révélées (méthode basée sur les prix de marché, méthode basée sur la productivité, méthode des prix hédoniques, méthode des coûts de transport),
  • Pour préciser les valeurs de non-usage, on dispose de méthodes de préférences déclarées (évaluation contingente, analyse conjointe, évaluation de groupe).

 

Sur la modélisation

Il existe une forte tendance à la modélisation mathématique très complexe dans l’économie en général et les travaux sur la valeur de l’environnement n’y échappent pas.

Modèles théoriques et modèles empiriques sont complémentaires.

On imagine la modélisation en économie comme une représentation objective et scientifique de la réalité économique.

Cependant, du fait de la multitude de méthodes et d’écoles existantes, on constate des résultats contradictoires. En revanche, les différents courants de la science économique convergent tous dans leur façon d’appréhender les situations. Dans la plupart des théories économiques contemporaines, les auteurs se réfèrent aux notions suivantes :

  • rationalité des agents,
  • allocation optimale des ressources,
  • situation d’équilibre,
  • de concurrence pure et parfaite,
  • marchés parfaits…

« Rationnel », « optimal », « pur », « parfait », « équilibre » ; le piège est de raisonner sur un monde « idéal » et, si la réalité ne l’est pas, de vouloir la changer pour aller vers cet idéal au nom de la seule théorie économique.

Il convient de garder à l’esprit que toute décision de changement ou toute analyse d’une situation doit prendre en compte bien d’autres aspects : le social ; le politique ; l’historique ; le technique, l’aménagement du territoire ou encore la psychosociologie et l’irrationalité réelle ou la rationalité limitée de chaque individu…