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Pollution atmosphérique dans la vallée de l'Arc (Maurienne, Savoie). Nouvelles approches en biosurveillance végétale.

La Maurienne est soumise à un trafic routier et autoroutier intense qui traverse les Alpes par le tunnel de Fréjus. La pollution atmosphérique associée a été étudiée au niveau local à l'aide d'un maillage reposant sur deux approches complémentaires, biologique et chimique. Les propriétés de rétention des particules des aiguilles de Pinus sylvestris, Pinus nigra et Picea abies ont été utilisées pour réaliser un suivi spatio-temporel des émissions. Les dépôts ont analysés par spectrométrie de rayons X. Notre analyse a porté sur le Phosphore et les traceurs de pollution routière (Al, Ti, Fe). Nous avons pu montrer que les distances de dispersion particulaire dépassent 300 m pour les axes routiers et plusieurs kilomètres pour le phosphore. La pollution primaire azotée émise par les véhicules en circulation a été étudiée avec la poacée Molinia caerulea, bioaccumulateur nitrophile. Sa capacité de croissance et d'accumulation de l'azote est liée aux émissions et donc au trafic. De plus, la composition isotopique des plants de Molinie (15N) dépend des oxydes d'azote et ces résultats permettent d'envisager son utilisation comme traceur des émissions véhiculaires. Ces données permettent de mieux comprendre l'impact potentiel du trafic sur les écosystèmes à proximité des grands axes de circulation. L'étude des niveaux et de la répartition de l'ozone troposphérique en vallée de Maurienne réalisée en 2004 et 2005 selon des méthodes biologiques et chimiques a permis de confirmer l'efficacité du matériel biologique (tabac Bel W3) et des capteurs chimiques dans la détermination des niveaux d'ozone aux altitudes basses. Cependant, nous montrons une perte de sensibilité dans les conditions spécifiques de moyenne altitude et un maillage dense de stations d'avoir une image de la pollution atmosphérique dans une vallée de montagne et des ses impacts potentiels sur les écosystèmes forestiers.

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