Nouvelle Calédonie : Développer l’assainissement

04/05/2011 - 02:00

(Les nouvelles N° 21 - janvier 2011)

Le développement de l’assainissement est un enjeu considérable en Nouvelle Calédonie. Sur 230.000 habitants, seulement 30.000 sont raccordés à une station de traitement des eaux usées.

La question du traitement des eaux usées est d’autant plus importante que l’archipel est entouré d’un lagon inscrit au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.



L'économie locale repose pour une part substantielle sur la qualité des milieux naturels via la pêche et le tourisme.



Les travaux à réaliser en matière d’assainissement ont été évalués à près de 100 milliards d’Euros d’ici à 2038.



Une des préconisations des Assises, qui se sont tenues en 2008, était la création d’une structure collégiale qui serait responsable de la stratégie d’assainissement sur tout le Territoire. Celle-ci apporterait un support technique et financier aux Communes à travers le développement de mécanismes de solidarité et un système de péréquation.



Pour la mise en place de cette structure, un Comité de Pilotage spécifique a été créé, qui a sollicité un appui de l’OIEau, SOGREAH-ICEA et IDR pour l’analyse de différents scénarios institutionnels, juridiques, techniques et financiers envisageables.



Une première analyse de ces scénarios a été soumise à la fin de l’année. L’étude détaillée du scénario retenu sera effectiuée début 2011.

 

Compagnie VALE
Deuxième plus importante entreprise minière mondiale, VALE exploite en Nouvelle Calédonie les plus importantes mines de nikel au monde. L’exploitation minière demande toute une phase de préparation : sondages, forages, ainsi qu’en phase d’exploitation, un suivi et un contrôle notamment des eaux souterraines grâce à l’installation de réseaux de piézomètres.



L’évolution de la réglementation en matière de surveillance des eaux, la nature des travaux et leur complexité, ont amené les responsables de l’exploitation en Nouvelle Calédonie à confier à l’OIEau une mission de formation de l’ensemble des hydrogéologues de l’entreprise, à la connaissance de la réglementation, au suivi des travaux de construction de piézomètres et à l’exploitation des données recueillies.



Deux groupes de 10 personnes ont ainsi été formés sur le site de VALE près de Nouméa, en septembre et octobre 2010.