La Guyane, le Suriname et le Brésil lancent la plateforme Bio-Plateaux pour partager plus efficacement leurs connaissances sur l’eau et la biodiversité aquatique des fleuves transfrontaliers Maroni et Oyapock

25/02/2021

En attendant de pouvoir traverser de nouveau les frontières, la Guyane française, le Suriname et l’Etat de l’Amapa au Brésil inaugurent aujourd'hui 26 février 2021 simultanément (mais à distance, pandémie oblige) une plateforme de partage des connaissances sur l’eau et la biodiversité aquatique: BIO-PLATEAUX. Dans un contexte diplomatique favorable, ces trois territoires réaffirment ainsi leur engagement à protéger les ressources en eau et le vivant qui en dépend.

 

 

Grâce à cette plateforme trilingue, conçue conjointement par les partenaires issues des trois territoires:

  • les acteurs techniques et chercheurs peuvent accéder à des informations actualisées sur l’eau et la biodiversité aquatique,
  • les gestionnaires et décideurs disposent d’une solide documentation sur la ressource hydrique pour alimenter leurs travaux,
  • les citoyens peuvent consulter librement des contenus sur l’état des ressources en eau, essentielles à la vie des sociétés, et emblématiques du Plateau des Guyanes

 

La Guyane française, le Suriname et l’Etat d’Amapa au Brésil ont établi le cadre de leur coopération en signant la Déclaration de Cayenne lors de la conférence internationale du 26 novembre 2019. Depuis, des groupes de travail techniques se rencontrent régulièrement pour se coordonner et échanger leurs données et expériences sur les fleuves. Un ambitieux travail d’identification des besoins est à l’oeuvre pour renforcer cette connaissance et la gouvernance partagée des bassins transfrontaliers.

En 2021, le projet a aussi pour ambition de rendre accessible cette expertise sur l’eau aux jeunes générations en réalisant des classes d’eau et des ateliers de science participative.

C’est en faisant le pari de la coopération – au-delà des frontières, entre les métiers et entre les générations - que BIO-PLATEAUX espère favoriser la création d’un véritable Observatoire transfrontalier. Ancré dans les territoires, l’Observatoire aura vocation à nourrir les débats qui accompagnent les choix de développement, en prenant en compte l’eau et la biodiversité aquatique.

© Bio_Plateaux

BIO-PLATEAUX est financé par le programme de coopération régional de la Commission Européenne, Interreg Amazonie (PCIA, instruit par la Collectivité Territoriale de Guyane) ainsi que par le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES), l’Office de l’Eau de Guyane (OEG) et la Direction Générale des Territoires et de la Mer (DGTM).

Quatre partenaires œuvrent à la réalisation des objectifs du projet BIO-PLATEAUX : l’Office International de l’Eau (OiEAU - coordonnateur du projet, en tant qu’association reconnue d’intérêt public) et l’Office de l’Eau de Guyane (OEG) pour la France, l’Université Anton de Kom (AdeKUS) pour le Suriname et l’Agence de Développement économique de l’’Amapa ((Agência Amapá), en coordination avec l’Agence Nationale de l’Eau (ANA) pour le Brésil.

 

 

 

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