Situation hydrologique - Septembre 2018 : un déficit pluviométrique de plus de 20% et des températures élevées

09/20/2018 - 14:48

L’édition de septembre 2018 du BSH montre que les passages perturbés ont été peu fréquents pendant le mois d'août. Seules la région Provence - Alpes - Côte d’Azur et la Corse ont été régulièrement arrosées par des pluies orageuses. En moyenne sur l’ensemble du pays, le déficit pluviométrique a dépassé les 20 %.

Le mois d’août se classe au 4ème rang des plus chauds et a été marqué par un épisode de canicule en début de mois. Les précipitations ont été déficitaires depuis mi-juin sur une grande partie du pays et les températures sont restées très chaudes, souvent 2 à 4 °C au-dessus des normales. Ainsi, le manque de pluie associé aux températures élevées a contribué à accentuer l’assèchement des sols superficiels provoquant localement une situation de sécheresse sur les régions du Nord-Est et les Savoies.

Au cours de cette année hydrologique 2017-2018, le cumul de précipitations est légèrement excédentaire, souvent de plus de 10 % dans le Sud-Ouest, en Corse, en Normandie ainsi que du Bassin parisien à la Haute-Marne et à la Côte-d’Or.

Au 12 septembre, 61 départements ont mis en oeuvre des mesures de restriction des usages de l’eau.

 

Le bulletin national de situation hydrologique (BSH) est constitué d’un ensemble de cartes et de leurs commentaires qui présentent l’évolution mensuelle des ressources en eau.

Chaque mois, il décrit la situation quantitative des milieux aquatiques (pluies efficaces, débits des cours d’eau, niveau des nappes d’eau souterraine, état de remplissage des barrages-réservoirs) et fournit une information synthétique sur les arrêtés préfectoraux pris pour limiter les usages de l’eau durant la période d’étiage.

Le BSH est réalisé sous l’égide d'un comité de rédaction composé des différents contributeurs du BSH (producteurs et gestionnaires de données), animé par l'Office International de l’Eau (OIEau), en lien avec la direction de l’eau et de la biodiversité du ministère de la transition écologique et solidaire, et avec le soutien financier de l'Agence française pour la biodiversité (AFB).