Situation hydrologique - Janvier 2019 : une pluviométrie contrastée régionalement mais conforme à la normale

21/01/2019

La pluviométrie, contrastée régionalement, a été, en moyenne sur le territoire conforme à la normale en décembre 2018. Depuis début décembre, avec le retour des passages perturbés, la sécheresse des sols superficiels sur un large quart nord-est du pays s’est atténuée. Cette sécheresse qui a concerné de juillet à décembre les régions du Massif central aux frontières du Nord et du Nord-Est a présenté un caractère exceptionnel, impactant la ressource en eau.

Le niveau des nappes au 1er janvier est hétérogène d’une région à l’autre. La situation reste identique depuis le mois de novembre. Cette situation n’est pas très satisfaisante pour cette période pour laquelle on observe généralement une première incidence de la recharge hivernale. La tendance d'évolution du niveau des nappes traduit, en ce début de période hivernale, la phase de bascule entre baisse et hausse des niveaux. Le phénomène est cependant tardif. La situation s’améliore sensiblement pour l’hydraulicité des cours d’eau bien qu’il reste encore près de la moitié des stations observées avec des valeurs anormalement faibles pour la période de l’année. 

Au 10 janvier, 1 département a mis en oeuvre des restrictions des usages de l’eau. Ils étaient 5 en 2018 et il n’y en avait pas à la même date en 2017.

Le bulletin national de situation hydrologique (BSH) est constitué d’un ensemble de cartes et de leurs commentaires qui présentent l’évolution mensuelle des ressources en eau.

Chaque mois, il décrit la situation quantitative des milieux aquatiques (pluies efficaces, débits des cours d’eau, niveau des nappes d’eau souterraine, état de remplissage des barrages-réservoirs) et fournit une information synthétique sur les arrêtés préfectoraux pris pour limiter les usages de l’eau durant la période d’étiage.

Le BSH est réalisé sous l’égide d'un comité de rédaction composé des différents contributeurs du BSH (producteurs et gestionnaires de données), animé par l'Office International de l’Eau (OIEau), en lien avec la direction de l’eau et de la biodiversité du ministère de la transition écologique et solidaire, et avec le soutien financier de l'Agence française pour la biodiversité (AFB).