Situation hydrologique - Février 2019 : un déficit pluviométrique proche de 20% en moyenne sur le pays

21/02/2019

En moyenne sur le pays, le déficit pluviométrique du mois de janvier a été proche de 20 %. Les pluies ont été quasi absentes sur le sud-est où le déficit a dépassé 50 %. Sur la moitié nord du pays, la pluviométrie a été inférieure à la normale de plus 25 %, notamment sur le quart nord-ouest. Les passages perturbés y ont été assez peu actifs mais se sont souvent accompagnés de neige. Les précipitations ont été en revanche très abondantes en fin de mois sur le sud-ouest, particulièrement sur les Pyrénées qui ont connu d’importantes chutes de neige après le 20 janvier. Ainsi, les cumuls mensuels de précipitations ont été généralement supérieurs à la normale et l’excédent a atteint 40 à 60 %  des Landes au Pays basque et aux Pyrénées centrales.

La sécheresse des sols perdure sur un large quart nord-est. Ce déficit a entraîné une situation particulièrement dégradée pour les débits des cours d’eau avec un rapport du débit moyen mensuel en deçà des valeurs médianes pour près de 9 stations de mesure sur 10. La situation des retenues et des barrages reste globalement stable en comparaison de la période précédente. Au 13 février, aucun département n’a mis en oeuvre des restrictions des usages de l’eau. Ils étaient au nombre de 4 lors des deux années précédentes pour la même période.

Le bulletin national de situation hydrologique (BSH) est constitué d’un ensemble de cartes et de leurs commentaires qui présentent l’évolution mensuelle des ressources en eau.

Chaque mois, il décrit la situation quantitative des milieux aquatiques (pluies efficaces, débits des cours d’eau, niveau des nappes d’eau souterraine, état de remplissage des barrages-réservoirs) et fournit une information synthétique sur les arrêtés préfectoraux pris pour limiter les usages de l’eau durant la période d’étiage.

Le BSH est réalisé sous l’égide d'un comité de rédaction composé des différents contributeurs du BSH (producteurs et gestionnaires de données), animé par l'Office International de l’Eau (OIEau), en lien avec la direction de l’eau et de la biodiversité du ministère de la transition écologique et solidaire, et avec le soutien financier de l'Agence française pour la biodiversité (AFB).