Situation hydrologique au 12 février 2020 : une situation favorable sur une grande partie de la France métropolitaine

19/02/2020

En moyenne en janvier, la pluviométrie a été déficitaire de 30 % avec des cumuls très contrastés en France métropolitaine. Sur les départements Pyrénées-Atlantiques et Hautes-Pyrénées, du Bas-Rhin a la Côte d’Or, en Auvergne-Rhône-Alpes, sur l’ouest de la Corse et en Provence, le déficit a souvent dépassé 50 %, voire localement 75 % sur le Haut-Rhin, le Massif central, le Var et les Alpes-Maritimes. Seules les régions du sud du Poitou à l’intérieur de la Bretagne ainsi que l’Aude et les Pyrénées- Orientales ont enregistré des précipitations excédentaires. L’excèdent a atteint 25 à 50 % de la Loire- Atlantique au Morbihan, une fois et demie a deux fois et demie la normale sur le sud de l’Aude et deux à six fois la normale sur les Pyrénées-Orientales avec localement 300 à 400 mm en 3 jours.

L’humidité des sols est conforme à la normale sur la partie nord-est et sur le pourtour du golfe du Lion. Sur le reste du pays, les sols se sont nettement humidifiés et sont devenus localement très humides.

La situation de l’hydraulicité et des débits de base est inférieur aux valeurs normales pour une grande partie des points de suivi. Le pourtour méditerranéen, la Bretagne et les Pays de la Loire sont moins impactés par cette baisse des niveaux.

Le niveau des retenues est hétérogène sur le territoire, ils sont globalement faibles a l’est du pays et plus élevés dans les Pyrénées.

Au 12 février, 5 départements n’ont pas mis fin aux mesures de restrictions des usages de l’eau. A titre de comparaison, sur la même période l’an passé, aucun département n’était concerné par un arrêté préfectoral de limitation des usages. Ce chiffre était de 4 en 2018 et 2017.

 

 

Le bulletin national de situation hydrologique (BSH) est constitué d’un ensemble de cartes et de leurs commentaires qui présentent l’évolution mensuelle des ressources en eau. Chaque mois, il décrit la situation quantitative des milieux aquatiques (pluies efficaces, débits des cours d’eau, niveau des nappes d’eau souterraine, état de remplissage des barrages-réservoirs) et fournit une information synthétique sur les arrêtés préfectoraux pris pour limiter les usages de l’eau durant la période d’étiage.

Le BSH est réalisé sous l’égide d'un comité de rédaction composé des différents contributeurs du BSH* (producteurs et gestionnaires de données), animé par l'Office International de l’Eau (OIEau), en lien avec la direction de l’eau et de la biodiversité du ministère de la transition écologique et solidaire, et avec le soutien financier de l'Office français de la biodiversité (OFB).

*: Office français de la biodiversité (OFB), Association pour la protection de la nappe phréatique de la plaine d’Alsace (Aprona), BRGM, Electricité de France (EDF), EPTB Seine Grands Lacs, Météo-France, Ministère de la Transition écologique et solidaire (Direction de l'eau et de la biodiversité), Voies navigables de France (VNF).