Diagnostic de fonctionnement et d’optimisation de la STEP DE LYONDELL

Pays: 
France
Précisions sur la localisation: 
PROVENCE-ALPES-CÔTE D'AZUR
Nom du client/bénéficiaire: 
GROUPE LYONDELL BASELL
Date de démarrage: 
janvier, 2012
Date d'achèvement: 
janvier, 2012
Financeur: 
GROUPE LYONDELL BASELL
Descriptif du projet: 

La station d’épuration de la Compagnie pétrolière de Berre (13), exploitée par Lyondell, fait face à une nette baisse du flux polluant depuis la réduction sur site des activités de raffinage. Cette situation a généré de nouvelles contraintes d’exploitation notamment pour le traitement biologique par boues activées avec des interrogations sur les nouveaux besoins en oxygénation et en brassage, de même que sur l’évolution relative au traitement de l’azote sur le site.

Face à ces questions, et dans une perspective d’optimisation du fonctionnement de ce traitement par boues activées, le Groupe LYONDELL fait appel à l’Office International de l’Eau

L’Office International de l’Eau est chargé de présenter les optimisations possibles de la station d’épuration sur la partie biologie. Le périmètre de l’étude porte en particuliers sur les points suivants :

  • La vérification des conditions générales de fonctionnement du process boues activées dans le contexte actuel.
  • L’évaluation des besoins en oxygène et les capacités d’aération tout au long du cheminement des eaux usées dans le bassin d’aération.
  • La capacité d’aération à redéfinir en liaison avec la forte réduction de la charge polluante avoisinant 75% et l’état des 8 turbines d’aération.
  • Le contrôle des conditions réelles d’agitation et la présence éventuelle de dépôts en fond d’ouvrage ainsi que l’estimation des besoins complémentaires en agitation.
  • L’évaluation du besoin et des possibilités de créer une zone d’anoxie en tête (bassin flux piston) : volume de la zone d’anoxie / débit de LM / définir les puissances des pompes / vérifier les conditions actuelles de nitrification & dénitrification.

Afin de répondre à ces objectifs, l’OIEau a proposé une mission en trois phases :

  • Phase 1 : consultation à distance des données d’autosurveillance (sur tout un semestre) ainsi que le manuel d’exploitation de l’unité biologie, complétée par des contacts téléphoniques avec le responsable des Utilités en charge de la gestion de la step.
  • Phase 2 : mission sur site de la step sur deux jours avec rencontre des exploitants, visite du site et réalisation d’un audit technique induisant plusieurs niveaux de mesures dont le suivi au fil de l’eau des teneurs en NNH4 et NNO3, des mesures O2 - redox & MES en différents points ainsi que des sondages en fond de bassin.
  • Phase 3 : rédaction d’un rapport de synthèse et présentation des orientations proposées.

Cette investigation s’est déroulée sur la période de juillet à septembre 2012. Elle a été confiée à Jacky Barbé et Jérôme Cluzeau, tous les deux formateurs spécialisés dans le domaine de l’épuration des eaux usées.

Descriptif des services rendus par l'OIEau: 

Les investigations menées sur les deux phases ont permis de confirmer des constats déjà bien appréhendés par l’exploitant du site :

  • La step est dans une situation de nette sous charge polluante (17 % du flux nominal en DCO) et de souscharge hydraulique (moins de 70 % du débit nominal).
  • La capacité d’aération des 8 turbines lentes s’est effritée au cours du temps avec une réduction de l’ordre de 30% en mode petite vitesse et de 35% en mode grande vitesse. Mais elle suffit largement à répondre aux besoins en O2 du moment.
  • Les boues activées fonctionnent en moyenne à une charge massique de 0.042 kg DBO5/kg MVS/jour soit une trop faible charge. Une baisse des concentrations en boues activées de 4.4 à 2.6 g MES/l est recommandée.

Les mesures sur le site ont apporté un lot d’informations complémentaires permettant de répondre à certaines interrogations :

  • Disparition rapide des formes NNH4 & NNO3 au cours du cheminement de la liqueur mixte induite essentiellement par assimilation bactérienne. Le faible niveau de nitrification complémentaire ne justifie pas de prévoir une configuration avec zone anoxie en tête.
  • Pas de dépôts de boue en fond de bassin en dépit de la moindre efficacité des turbines et des constats de difficulté d’aération en fond de certaines zones du bassin d’aération.

Diverses recommandations ont été formulées pour la conduite du traitement biologique à des fins d’optimisation parmi lesquelles :

  • Abaissement de la concentration des boues à une valeur moyenne de 2.6 g MES/l soit une charge massique proche de 0.07 kg DBO5/kg MVS/jour qui pourrait induire une économie de 25% du temps global d’aération soit 40 heures par jour.
  • Réorientation de la gestion des aérateurs avec proposition d’un programme de calage des 8 turbines par asservissement à un mode cadence – durée sans recours à l’asservissement redox et suggestion soit d’inversion de deux turbines soit de substitution de trois turbines par des agitateurs moins consommateurs d’énergie.
statut: 
terminé