Réforme des services publics de l'eau et de l'assainissement (Mali)

Pays: 
Mali
Nom du client/bénéficiaire: 
Ministère de l'Energie, des Mines et de l'Eau du Mali, MEME / Deloitte
Date de démarrage: 
décembre, 2008
Date d'achèvement: 
janvier, 2009
Financeur: 
AFD, Banque Mondiale
Nom des consultants associés/partenaires éventuels: 
DELOITTE
Descriptif du projet: 

Restructuration des secteurs de l’électricité et de l’eau potable – privatisation et concession des services.

Phase n°1 : identification et analyse des différentes options pour la restructuration des secteurs de l’électricité et de l’eau potable.

L’Office International de l’Eau a été chargé du volet analyse technique du service de l’eau rendu par la société EDM. Suite à cette intervention sur le secteur « eau », le Ministère malien de l’Energie, des Mines et de l’Eau MEME a demandé un complément spécialisé sur le secteur « assainissement ».

Descriptif des services rendus par l'OIEau: 

Pour le secteur « eau » l’expert de l’OIEau a insisté en particulier sur:

  • L’appréciation de la bonne maîtrise du secteur de l’eau par les autorités du Mali dans la plupart des compartiments (régulation, planification, et réglementation, aussi bien dans les villes que dans les campagnes) ;
  • La nécessité de clarifier les relations contractuelles entre les donneurs d’ordre (les financeurs des investissements) et les opérateurs publics ou privés (responsables et comptables des opérations) ;
  • La nécessité de rapprocher les preneurs de décision des bénéficiaires (le véritable partenaire important est l’abonné, et non pas l’organisme chargé de gérer des ouvrages), surtout quand des hausses de prix paraissent inéluctables au moins pour les tranches supérieures de consommation ;
  • La recommandation d’associer plus étroitement les collectivités locales et les opérateurs dans un contexte national de décentralisation des institutions. Il en a résulté la présentation d’options de structure institutionnelle soumises à la décision du MEME. Pour le secteur « assainissement » l’expert de l’OIEau a pour sa part insisté en particulier sur:
  • Le secteur dit de l’« assainissement » au Mali couvre en réalité beaucoup plus que la seule collecte et traitement des eaux usées urbaines : il faut y ajouter les eaux pluviales, et les « déchets solide » ce qui en fait un domaine beaucoup plus important de préoccupations ;
  • Les coûts de la mise en place d’une politique d’assainissement dépassent complètement les possibilités financières actuelles de la Société EDM dans les villes où elle est chargée des services eau et électricité ;
  • La bonne volonté est évidente pour la mise en œuvre d’une politique nationale d’assainissement au Mali ; mais elle ne remplace pas les compétences nécessaires qui manquent cruellement, sauf en ce qui concerne la gestion des eaux pluviales ;
  • La seule compétence existante et éprouvée dans le domaine se trouve au niveau des quelques municipalités maliennes qui ont pu mettre en place un service de propreté ; ces services sont fort heureusement appuyés sur une structure de petits intervenants du marché artisanal ;
  • A ce niveau, l’intervention technique la plus urgente concerne la pérennité des systèmes collectifs d’évacuation des déchets à partir des centres de transit vers un centre d’enfouissement technique moderne ;
  • L’intervention institutionnelle la plus urgente est l’amélioration des rôles de chacun des encore nombreux intervenants, à commencer par les micro entreprises de services ;
  • La recommandation de s’appuyer sur les collectivités locales et leurs opérateurs actuels dans un contexte national de décentralisation des institutions.
statut: 
terminé