Des indicateurs de performance pour les Organismes de Bassin africains

Les indicateurs de performance sont maintenant régulièrement utilisés pour la gestion des services d’eau potable et d’assainissement. Depuis peu, on assiste aussi à des expériences de leur utilisation par des Organismes de Bassin, afin de définir des critères d’évaluation de la Gestion Intégrée des Ressources en Eau.
 
Afin de proposer une démarche d’adaptation et d’intégration des spécificités africaines dans ce domaine, le Réseau Africain des Organismes de Bassins (RAOB), avec l’appui de l’Office International de l’Eau et d’Ecologic, a lancé un projet visant le développement, le test et la comparaison d’Indicateurs de Performance pour les Organismes de Bassins Transfrontaliers Africains.
 
Ce projet, financé par le programme européen "ACP Water Facility" et le Ministère français des Affaires Etrangères, dure 3 ans et implique au total dix bassins africains, au cours de 2 phases de tests.
 
La première phase de tests a été lancée en novembre 2007.
 
A la suite d’un Séminaire organisé à Ouagadougou en novembre 2007, une première liste d’indicateurs a été proposée.
 
Ces indicateurs appartiennent à deux catégories et visent à décrire :

  •  la gouvernance et le fonctionnement des Organismes chargés de la gestion intégrée à l’échelle des bassins transfrontaliers,
  •  l’état, les pressions et les évolutions des bassins hydrographiques transfrontaliers.

 
Le test de cette première liste d’indicateurs dans les Bassins du Niger, du Congo, du Sénégal, du Lac Victoria et de l’Orange a permis d’analyser leur pertinence et leur utilité.
 
Un Séminaire de présentation et d’analyse des premiers résultats a été organisé à Kinshasa en octobre 2008, puis à Istanbul en mars 2009.
 
L’ultime phase de test se déroule fin 2009 et début 2010 dans les 10 bassins transfrontaliers du Congo, Gambie, Lac Tchad, Lac Victoria, Nil, Niger, Okavango, Orange-Senqu, Sénégal, Volta, pour affiner les résultats et aboutir à une liste finale d’Indicateurs de Performance.
 
Il conviendra ensuite de faire connaître cette expérience et cet outil dans d’autres bassins africains et dans le monde.