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Réseau Hydrologique Littoral Normand - RHLN - Année 2014

La stratégie d’échantillonnage optimisée du Réseau Hydrologique Littoral Normand (RHLN) a été approuvée en 2007 par ses partenaires, avec le triple objectif (1) d’observer les  niveaux d’eutrophisation et les phénomènes associés pour comprendre leur déclenchement et évolution ; (2) d’évaluer la qualité des eaux selon les indicateurs réglementaires (DCE, OSPAR), et expertiser ces évaluations selon les connaissances actuelles du milieu ; et (3) d’améliorer et publier les connaissances via des projets de recherche, et permettre la validation des modèles. Ce rapport réalise la synthèse des résultats obtenus en 2014, douzième année depuis le début du suivi en Normandie. Le climat de l’année 2014 a été globalement une année chaude, avec un record de la moyenne annuelle depuis 40 ans en baie des Veys, et humide particulièrement en hiver où les débits des cours d’eau ont été les plus forts. Ces conditions climatiques ont permis la constitution de stocks hivernaux en nutriments importants dans la majorité des masses d’eau. Un pic printanier en biomasse a été observé sur l’ensemble de la côte Ouest du Cotentin avec une moyenne annuelle en 2014 supérieure à la moyenne interannuelle sur chaque point, mais seuls le point « Donville » a présenté des espèces en état de bloom mais ne dépassant pas le seuil des 1 000 000 cellules par litre. Sur l’ensemble du littoral de la baie de Seine, la biomasse moyenne annuelle en 2014 était inférieure à la moyenne interannuelle sur chaque point. Des pics printaniers marqués ont pu être observés autour de l’estuaire de l’Orne. La famille Pseudo-nitzschia sp. a été observée en état de bloom entre les points « Gougins » et « Roches de Grandcamp » sur la côte Est du Cotentin. Dans la baie des Veys, six taxons ont dépassé le seuil de 100 000 cellules par litre, dont deux, incluant Pseudo-nitzschia sp., ont dépassé le seuil de 1 000 000 cellules par litre. Les points ayant été les plus affectés par des blooms étaient ceux situés en sortie de l’estuaire de l’Orne (« Ouistreham 1 mille »), et dans la zone d’influence du panache de la Seine (« Cabourg » et « Antifer ponton pétrolier »). De façon générale, un excès en azote a pu être observé sur la majorité des points du littoral en hiver. Pendant la période estivale, une carence potentielle en azote n’apparaît que sur la côte ouest du Cotentin, le rapport NID/PID étant relativement équilibré sur la côte Est du Cotentin, et un excès net en baie de Seine mettant le phosphore en élément potentiellement limitant pour le développement du phytoplancton. La mise à jour de l’élément de qualité « Phytoplancton » de l’Etat Biologique, et des éléments de qualité « Nutriments », « Oxygène dissous », « Température » et « Transparence » de l’Etat Physico-Chimique de l’évaluation de la qualité des eaux dans le cadre de la Directive Cadre sur l’Eau a été présentée. Pour l’élément de qualité « Phytoplancton », aucun changement de classe d’état n’a été constaté entre la mise à jour 2009-2014 et la période 2008-2013. Ainsi, au total 12 masses d’eau normandes sont en « Très bon état », 4 en « Bon état », et 1 en « Etat moyen » (HC15). Pour l’Etat Physico-Chimique, les 22 masses d’eau évaluées pour la période 2009-2014 sont en « Très bon état » vis-à-vis des éléments de qualité « Oxygène dissous », « Température » et « Transparence ». L’élément de qualité « Nutriments », avec son Indice NID actuellement défini est l’élément déclassant pour l’Etat Physico-Chimique. Ainsi, sur les 13 masses d’eau évaluées pour la période 2009-2014, la majorité sont en « Bon état », excepté 2 en « Très bon état » (HC01, HC60), et 2 en « Etat moyen » (HC15, HC16) correspondant à celles les plus directement impactées par le panache de la Seine.