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Les Documents de travail Atelier 3 |
LA MAITRISE DE LEAU : UNE PRIORITE POUR LE CILSS POUR LA REDUCTION DE LINCIDENCE DES ALEAS CLIMATIQUES SUR LA PRODUCTION AGRICOLE POUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE DU SAHEL
CILSS
03 BP 7049 Ouagadougou 03 Burkina Faso
Tél. : (226) 30-67-58 / 30-67-59 Fax : (226) 30-67-57
L'eau au Sahel est un élément de survie et conditionne
fortement le développement social et économique. La sécurité
alimentaire et la lutte contre la désertification étant
tributaire de cette denrée rare, elle a toujours été au centre
des préoccupations de notre Organisation. Aussi, dès sa
création en 1973, l'action du CILSS () dans le domaine de la
Gestion rationnelle de l'eau pour un développement durable du
Sahel, intéresse les aspects suivants :
- Connaissance des ressources
- Développement des capacités des Etats par des programmes Formation/Professionnelle
- Appui aux Etats pour la formulation et mise en oeuvre de politiques et stratégie cohérente de l'eau
- Promotion des actions participatives pour une bonne gestion des ressources.
Cadre de réflexion de concertation et d'intervention dans le domaine de l'eau
Plus que partout ailleurs, l'eau est un élément vital pour le Sahel et un facteur déterminant de son développement économique et social.
C'est pourquoi, la question de l'eau a toujours été au centre des préoccupations du CILSS, comme celles des populations du Sahel
* L'eau pour l'approvisionnement des hommes ;
* L'eau pour le développement de l'élevage, de l'agriculture et de la pêche ;
* L'eau enfin pour l'accroissement global de la productivité du Sahel et l'amélioration des conditions générales de vie des populations.
L'objectif essentiel du CILSS ( ) qui est de s'investir dans la recherche de la sécurité alimentaire et de la lutte contre la désertification pour un nouvel équilibre écologique, ne peut être atteint sans une stratégie de réelle maîtrise de l'eau.
Le CILSS a servi de cadre de concertation de réflexion d'intervention pour ses Etats membres, sur les aspects institutionnels et stratégiques de la politique de l'eau au Sahel.
La sécurité alimentaire et la gestion des ressources naturelles, qui sont les domaines d'action des deux programmes majeurs politiques, ne peuvent en effet se construire en dehors de cadres institutionnels nationaux et régionaux relatifs à l'eau qui soient forts et adaptés au contexte physique et socio-économique de la sous-région.
A ce titre, son action a intéressé les axes ci-après :
# Réflexion et analyse des contraintes majeures du secteur de l'hydraulique du Sahel en vue de rechercher avec les Etats, des solutions à ces contraintes :
* Meilleure connaissance de la ressource ;
* Promotion des systèmes d'approvisionnement à faibles coûts ;
* Politique d'équipements hydrauliques adaptés et stratégie de maintenance ;
* Promotion de l'utilisation des énergies alternatives par le pompage de l'eau :
. réflexion sur l'utilisation de l'énergie éolienne pour le pompage en 1988/1989 ;
. réflexion/action sur le pompage solaire photovoltaïque avec le PRS de 1990 à ce jour.
# Permettre des échanges d'expériences entre sahéliens et une synergie d'actions entre sahéliens et leurs partenaires dans le domaine de l'eau.
# Appuyer les Etats dans leurs efforts de mobilisation des ressources financières nécessaires à la mise en valeur des ressources hydrauliques.
* Programme CILSS/OCI d'environ 140 millions de $ US exécuté de 1983 à 1988 ;
d'hydraulique financé par la coopération Italienne pour un montant de 135 millions de $ US a permis la réalisation d'ouvrages hydrauliques dans chacun des pays membres du CILSS et des actions d'intérêt régional à travers des agences de Bassins comme l'OMVS ;
* Programme de la Banque Islamique de Développement. d'un montant de 50 millions de $ US ; ce programme a permis le financement d'importants investissements hydrauliques et l'exécution d'études sur les ressources en eaux souterraines des pays sahéliens ;
* Programme Régional Solaire,
d'un montant de 34 millions d'écus financés dans le cadre de la coopération avec l'U.E. Cet important programme de pompage solaire, en cours d'exécution, a permis la mise en ouvre de plus de 600 pompes solaires photovoltaïques et 649 équipements comunautaires pour l'amélioration de l'approvisionnement en eau et des conditions de vie de plus de 2 millions de sahéliens .
Ce Programme novateur par son approche intégrée fait des points d'eau, des pôles de développement. Il vise une une participation responsables des bénéficiaires des équipements en privéligiant l'organisation interne de la communauté pour :
- une gestion responsable de l'eau et des équipements;
- une participation financière effective à l'investissement, environ 10% du coût de l'équipement doivent être préalablement mobilisés par la collectivité pour constituer un premier fond de maintenance et de renouvellement auquel s'ajouteront ultérieurement les recettes provenant de la vente de l'eau pendant les 15 à 20 ans d'exploitation de l'équipement.
- l'établissement de contacts directs contractuel entre communautés bénéficiaires et les sociétés privés lovales chargées d'assurer l'entretien technique des équipements, les usagers supportant les frais de pièces de rechange et d'intervention.
C'est bien la première fois qu'à travers l'ensemble du Sahel, une approche primordiale de mobilisation de ressources locales est mise en oeuvre à grande échelle et sur des périodes devant couvrir plusieurs décennies dans le domaine de l'hydraulique rurale.
L'épargne ainsi générée autour de chaque station de pompage est souvent utilisée pour la promotion d'autres activités rémunératrices de revenus faisant de ces stations de véritables pôles de développement de la communauté.
Très récemment, les Etats membres du CILSS ont entrepris, sous la coordination du Secrétariat Exécutif et avec l'appui du Secrétariat du Club du Sahel, un vaste processus de réflexion baptisé dont l'objectif est de donner la parole à l'ensemble des composantes des sociétés sahéliennes sur les évolutions en cours et les perspectives de la région, en particulier les évolutions du monde rural. Dans ce cadre, une analyse des transformations de l'agriculture au Sahel a été engagée. Le document de synthèse de cette analyse paru en juin 1997, intitulé " Bilan, vision, ambition et priorités pour l'agriculture sahélienne ", met en relief le rôle capital que doit jouer la maîtrise de l'eau " dans l'agriculture sahélienne pour " réduire l'incidence des aléas climatiques ".
D'autre part, dans le cadre de la mise en ouvre de la Convention de lutte Contre la Désertification (CCD), le CILSS a été désigné par l'ensemble des pays de l'Afrique de l'Ouest et du Tchad comme centre de liaison avec la CEDEAO. Lors de la tenue du premier Forum sous-régional sur la CCD, il a été confié au CILSS, le Secrétariat technique du Comité Sous-Régional de Coordination chargé à ce titre d'apporter les appuis techniques nécessaires aux Chefs de file des groupes thématiques et aux pays (renforcement et harmonisation des programmes d'action nationaux). Il assure en outre le suivi-évaluation des actions du Programme sous-régional.
A Niamey, le Forum a fait ressortir huit (8) thèmes devant sous-tenir le Programme d'Action Sous-Régional sur la CCD en Afrique de l'Ouest et parmi ces thèmes, figure celui de la gestion, dont le CILSS est non seulement membre du groupe devant traiter de ce sujet, mais aussi la structure chargée de faire le lien avec les autres groupes thématiques.
Signalons que l'OMVS est l'Institution désigné pour être Chef de file dudit thème et avec lui, l'ensemble des OIG de la sous-région traitant du domaine hydraulique transfrontalière.
Amélioration de la connaissance des ressources en eau au bénéfice de l'agriculture et du développement socio-économique du Sahel
A l'occasion du processus "Sahel 21" les sociétés sahéliennes ont rappelé, tout comme le Directeur Général de la FAO, la place essentielle des cultures irriguées dans la recherche de la sécurité alimentaire soulignant ainsi, le rôle primordiale de la maîtrise de l'eau, comme facteur déterminant d'une meilleure productivité agricole au Sahel. Cette maîtrise passant par l'amélioration de la connaissance de la ressource et de la gestion rationnelle de cette denrée rare dans les zones arides et semi-arides.
C'est pourquoi, dès sa création en 1973, le CILSS a apporté des contributions majeures dans les domaines de l'hydraulique de surface, de l'agroclimatologie et de la valorisation des ressources en eau par la mise en oeuvre, à travers son Centre Régional AGRHYMET à Niamey, des programmes opérationnels, de recherche appliquée et de Développement des ressources humaines par la formation des professionnels de l'eau à tous les niveaux :
- Renforcement de l'évaluation des ressources en eau.
Le CILSS, grâce à son Centre Régional, a déployé des efforts pour favoriser la création de services hydrologiques nationaux et pour former des personnels spécialisés dans les métiers de l'eau. L'objectif était de mieux connaître les disponibilités en eau de surface mobilisables à des fins agricoles. Ces efforts, soutenus financièrement par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et techniquement par l'Organisation Météorologique Mondiale (OMM), se sont traduits par l'augmentation du nombre des personnels qualifiés, l'intensification des travaux hydrométriques sur le terrain et la constitution de banques de données informatisées à la disposition des utilisateurs.
Malheureusement les appuis de la communauté internationale ont beaucoup diminué à la fin des années 80 sans que les Etats concernés prennent suffisamment la relève financière nécessaire à la poursuite de l'exploitation des réseaux. Le rythme des opérations de collecte et la qualité des données ont en conséquence décliné. Alors que le diagnostic hydrique continu pendant la saison culturale et l'évaluation précoce des rendements qui en découle sont des outils fondamentaux pour la prévision des productions et d'une manière plus globale pour l'alerte précoce agropastorale. Il est impératif, au moment où la ressource est de plus en plus sollicitée et où sa gestion devient plus complexe, de relancer par de nouvelles initiatives les réseaux de mesures.
- Valorisation agricole de l'eau pluviale
En plus des programmes de relevés systématiques, le CILSS a été aussi à l'origine de recherches appliquées pour l'étude du cycle de l'eau à différentes échelles, pour la compréhension des effets de la sécheresse sur les cultures, les relations sol-plante et les rendements qui peuvent en découler. Il a égelement favorisé l'identification de techniques culturales adaptées au contexte pédoclimatique pour l'exploitation des bas-fonds comme zones de production agricole sécurisée, etc. Les acquis du Réseau international de Recherche sur la Résistance à la Sécheresse (R3S), coordonné à partir de son Institut à Bamako (l'INSAH) avec pour objectif de fédérer les efforts des Services Nationaux de Recheches Agricole (SNRA) des pays du CILSS en partenaNSAH) avec pour objectif de fÚdÚrer les efforts des Services Nationaux de Recheches AgNSNSNSAH) avec pour objectif de fÚdÚreNSAHNSAH) avec pour objectif de fÚdÚrer les efforts des Services Nationaux de Recheches Agricole (SNRA) des pays du CILSS en partenaNSAH) avec pour objectif de fÚdÚrer les efforts des Services Nationaux de Recheches Agricole (SNRA) des pays du CILSS en partenaNSAH) avec pour objectif de fÚdÚrer les efforts des Services Nationaux de Recheches Agricole (SNRA) des pays du CILSS en partenan de rétention de l'eau au bénéfice des plantes et de lutte contre la perte en sol par érosion hydrique. Dans un contexte où les fertilisants organiques sont rares et où les intrants chimiques sont chers, la priorité est en effet à la valorisation maximale des ressources en eau pluviale par des micro-aménagements dont la réalisation est à la portée des bénéficiaires.
- Cultures de décrue et irrigation
Les domaines des cultures irriguées et de décrue sont des secteurs directement bénéficiaires des efforts méthodologiques et logistiques déployés par le CILSS pour promouvoir la collecte et l'analyse des données de base dans les pays sahéliens. Les relevés des cotes d'inondation, des débits des cours d'eau et les volumes stockés dans les lacs et réservoirs, accumulées sur un grand nombre d'années, archivées dans des bases de données informatisées, permettent de déterminer les caractéristiques fréquentielles des régimes hydrologiques, et par là de connaître soit les superficies inondées, soit les potentialités hydriques mobilisables pour satisfaire les besoins en eau d'irrigation en situation d'écoulement moyen, d'abondance ou de sécheresse, ou encore, les débits caractéristiques pour dimensionner les ouvrages de génie civil. Les longues séries de mesures très précieuses sont également disponibles sont également très précieuses à la communauté scientifique internationale.
- Information hydrologique pour l'alerte précoce
Dans le cadre de son système d'information pour l'alerte précoce, le CILSS a établi avec les services hydrologiques nationaux et les autorités de bassins internationaux un réseau d'échange de données en temps légèrement différé. Ce dispositif lui permet de recevoir l'information hydrologique aux principales stations du réseau hydrographique sahélien, de faire une analyse de la situation pour évaluer le degré d'abondance ou de déficit, et de publier l'information dans son bulletin mensuel de suivi de campagne agricole. Cette information, directement issue de l'information détaillée disponible au niveau national, donne une vue synthétique sur l'hydraulicité des principaux cours d'eau et sur le remplissage des grands réservoirs sahéliens pendant l'année en cours, et permet d'apprécier par là les potentialités hydrauliques globales de la sous-région.
- Autres valorisations de l'information hydrologique
Il est utile de rappeler que les données hydrologiques ne sont pas seulement utiles au secteur hydroagricole. La conception d'infrastructures fondamentales pour le développement économique comme les ponts et les barrages hydroélectriques, les stations d'alimentation en eau des villes et les sytèmes d'assainissement pluvial, ou encore la lutte contre les maladies d'origine hydrique dans le domaine de la santé publique, bénéficient largement de la disponibilité de ces données. Nombreuses sont à l'heure actuelles les réalisations hydrauliques qui bénéficient de l'amélioration de la connaissance de la ressource générée par nos Programmes.
Après avoir orienté ses interventions presque exclusivement en direction des eaux de surface, plus facilement mobilisables pour l'agriculture, le CILSS amorce des activités dans le domaine des eaux souterraines, en partenariat avec d'autres organisations concernées. C'est à ce titre qu'il a organisé conjointement avec l'Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) en décembre 1996 un atelier technique sur les bassins hydrogéologiques transfrontières au sud du Sahara.
Développement des capacités institutionnelles par la formation en sciences et techniques de l'eau
Des Centaines d'Ingénieurs et Techniciens Supérieurs dans les différentes spécialités de l'Eau (hydrologie, agrométéorologie et instrumentation...) ont été formés en vue de renforcer les capacités des Etats membres du CILSS pour une meilleure connaissance des ressources en eau à travers l'entretien et l'exploitation des réseaux climatologiques des Etats membres et des pays limitrophes de la zone sahélienne.
Outre ces aspects de formation des personnels de l'eau, le CILSS a aussi favorisé la concertation dans le domaine de l'hydraulique entre sahéliens d'une part, et entre les partenaires d'autre part par l'organisation de nombreuses rencontres aussi bien au niveau national que régional ; il offre ainsi un cadre d'échanges et de recherches de solutions aux problèmes communs.
- L'Action du CILSS dans le domaine de l'Hydraulique et l'intégration Ouest-Africaine.
La formation des hydrologues sahéliens et le renforcement des moyens des services hydrologiques nationaux au cours des deux
dernières décennies sont, entre autres, des résultats majeurs de son actions à souligner. Sans ces interventions, dont il faut souligner le caractère régional bénéfique en termes de standardisation des méthodes et des produits, la relève de l'ORSTOM, qui exploitait la plupart des réseaux de mesure jusqu'à la fin des années 70, n'aurait pas pu être aussi rapide et les opérations de collecte des données auraient été perturbées.
Malheureusement le Programme AGRHYMET, fortement tributaire des contributions externes des partenaires au développement, n'est plus en mesure, depuis quelques années déjà, d'assurer un soutien fort tant sur le plan de la formation que sur le plan des opérations. Le retrait des principaux partenaires dans le domaine a entrainé une détérioration nette des travaux hydrométriques. L'Evaluation hydrologique en Afrique subsaharienne, réalisée à l'initiative de la Banque mondiale, a mis en évidence en 1992 ce constat de dégradation de la quantité et de la qualité des mesures hydrométriques. Les Etats n'ayant pas pris des dispositions suffisantes pour internaliser progressivement les coûts des opérations, les personnels des services techniques se sont trouvés dans l'obligation de réduire considérablement leurs activités de terrain après l'interruption des financements externes.
A la suite de ce constat et devant la nécessité de maintenir la collecte des données à un niveau suffisant, des initiatives à caractère régional se dessinent pour redynamiser le domaine les activités de collecte des données.
Dans le domaine des eaux de surface, l'implantation en Afrique de l'Ouest et Centrale du système mondial HYCOS est vivement attendue. Compte tenu de son expérience affirmée en hydrologie opérationnelle, le Centre AGRHYMET du CILSS se présente comme un relais qui devrait être appelé à jouer un rôle important dans le dispositif mis en oeuvre sous l'égide de l'OMM. Cependant l'initiative HYCOS-AOC doit être considérée comme une première étape à compléter par d'autres réseaux judicieusement implantés en fonction des besoins précis en information. En prenant en compte les principales stations hydrologiques, le réseau proposé par HYCOS aura une densité trop faible pour permettre un suivi approprié des variations des écoulements, surtout dans les biefs où les débits sont influencés par la présence de nombreux ouvrages hydrauliques et de prélèvements.
Si l'évaluation des ressources en eau de surface à partir des données issues des réseaux nationaux a donné satisfaction dans le passé, il faut actuellement repenser le cadre institutionnel des opérations de collecte des données. Elles ne peuvent plus être dissociées des programmes d'aménagement des bassins et des opérations de gestion proprement dites. De plus ces programmes et leurs bénéficiaires doivent être étroitement associés à la prise en charge des coûts d'acquisition de l'information de base.
Dans le secteur des eaux souterraines, l'intérêt se porte sur l'approfondissement des connaissances hydrogéologiques des bassins au sud du Sahara. Les initiatives prises par l'OSS pour relancer la concertation et les études sur les grands aquifères partagés, initiatives qui convergent totalement avec celles de l'UNESCO dans le domaine et qui ont reçu la pleine adhésion du CILSS, sont de nature à permettre une meilleure exploitation de la ressource.
Dans ces actions, il est impératif de mettre l'accent sur une approche basée sur la confrontation permanente entre disponibilités et besoins. Seule l'approche par bassin, avec une adaptation des dispositifs d'observation et de gestion aux problèmes techniques et économiques spécifiques à chaque bassin, permettra d'atteindre les objectfs clairement définis en matière de développement. Les efforts financiers doivent être consentis au plan local et national dans le cas des bassins intérieurs et au plan international dans le cas des bassins transfrontaliers. Pour ces derniers, les pays concernés ont déjà mis en place depuis plusieurs décennies des structures intergouvernementales (organisation ou autorité de bassin). Force est de constater que l'intérêt des Etats pour leurs organisations n'a pas été jusqu'à présent suffisant pour les mettre en position d'exercer pleinement leur mandat, à savoir constituer un cadre d'acquisition des connaissances, de réflexion, de négociation et de prise de décisions pour la mise en valeur et la gestion communautaire des ressources en eau.
Le contexte d'accroissement démographique et de pénurie récurrente de la ressource dûe aux aléas climatiques est en effet tel que certains bassins hydrographiques sont déjà dans une situation critique. On assiste de plus en plus fréquemment à la naissance de conflits entre les divers usages de l'eau à l'échelle des bassins.
L'amélioration de la gestion des ressources en eau ne peut se faire sans que soit entreprise en parallèle une redynamisation de la formation dans le domaine des sciences et techniques de l'eau. Si de nouvelles compétences en économie de l'eau doivent naître, il n'en demeure pas moins que l'augmentation du nombre des techniciens en charge de l'évaluation et leur perfectionnement accompagné d'une formation de base des usagers restent nécessaires pour faire face aux besoins nés de la décentralisation des structures de gestion de la responsabilisation croissante des collectivités de base et des évolutions technologiques des matériels. Dans ce domaine comme dans beaucoup d'autres, il est indispensable qu'une réflexion approfondie soit menée entre les partenaires sur le devenir de la formation/information de demain dans le domaine de l'eau .
Ouagadougou, le 02 Mars 1998
A - Références bibliographiques
CILSS / OCDE (1991) - Le développement des cultures irriguées dans le Sahel. Rapport de synthèse et rapport par pays, OCDE/CILSS/Club du Sahel SAH/D (91) 366, 216 p.
CILSS (1993) - Rapport sur la réunion de concertation des directeurs de l'hydraulique des Etats membres tenue à Niamey du 28 au 30 avril 1993.
CILSS (1995) - Projet de plan triennal du CILSS 1995-97, 130 p.
CILSS (1997) - Sahel 21, Bilan, vision, ambitions et priorités pour l'agriculture sahélienne, 58 p.
CNUED (1993) - Action 21, Déclaration de RIO sur l'environnement et le développement. Principaux textes de la Conférence des Nations unies sur l'environnement et le développement, 256 p.
FAO (1997) - Irrigation potential in Africa - A basin approach. Land and water Bulletin 4, 177 p.
OMM (1997) - Système d'observation du cycle hydrologique pour l'Afrique de l'Ouest et Centrale (AOC-HYCOS). Avant-projet de rapport d'identification, 33 p. + annexes.
ORSTOM (1993) - La formation des hydrologues. Septièmes journées hydrologiques de Montpellier, 18 et 19 septembre 1991. Collection Colloques et séminaires, 149 p.
OSS (1997) - Synthèse des connaissances hydrogéologiques des bassins au sud du Sahara, 85 p. + annexes.
POUYAUX B. (1994) - Connaître pour gérer, Courrier de la planète, Solagral, N°24, septembre-octobre 1994, p.26-27.
R3S (1995) - La lettre du R3S. Réseau de la CORAF et du CILSS, N°4-1995, 24 p.
TRIBOULET J.P. (1993) - Hydrométrie et développement en Afrique sub-saharienne, Conférence sur les ressources en eau : politique et évaluation. OMM-CEA, Addis-Abeba, 20-25 mars 1993, 10 p.
L'hydraulique villageoise dans les pays membres du CILSS : les coûts récurrents 1983, Li-111p
L'hydraulique villageoise et développement rural dans le Sahel : réflexions et esquisse de programmation, 1980, 155p.
Réunion régional de synthèse sur l'hydraulique villageoise au Sahel, Ouagadougou, du 3 au 5 octobre 1983. Compte-rendu succinct, 1983, 90 p.
L'hydraulique villageoise dans les pays membres du CILSS :rapport du projet d'appui aux directions de l'hydraulique en vue d'une gestion rationnelle de l'eau. Conditions d'utilisation et d'entretien des moyens d'exhaure, 1983, 58 p.
Le développement de l'hydraulique villageoise dans le Sahel : bilan et perspectives. Synthèse, 1983, 24 p.
B - Références documentaires dans le domaine des actions d'appui institutionnel et politique du CILSS
1973 : Ressources en eau souterraine de l'Afrique sèche (Sénégal, Mali, Mauritanie, Burkina Faso, Niger et Tchad) ;
1975 : Notices explicatives et cartes de planification pour l'exploitation des eaux souterraines de l'Afrique sahélienne ; productivité des nappes, coûts moyens de captage et d'exploitation de l'eau souterraine, aptitude des eaux à l'irrigation FAC/BRGM ;
Utilisation des ressources en eau et des terres des régions de savane ;
Volume 5 - Utilisation actuelle et prévue des ressources en eau, par TAMS-ACD-USAID/CIEH.
1976 : Carte de planification des ressources en eau souterraine des Etats membres du CIEH de l'Afrique soudano-sahélienne BRGM/CIEH ;
Etude préliminaire sur le plan des ressources en eau des pays sahéliens de l'Afrique de l'Ouest et sur leurs possibilités d'utilisation ; Ministère de la Coopération/SCET International ;
Essai de réflexion sur les stratégies anti-sécheresse possible dans le Sahel de l'Afrique de l'Ouest (SCET/SEDES) ;
Evaluation de l'écoulement annuel dans le Sahel tropical africain - ORSTOM.
1977 : Notices explicatives de la carte d'aptitude des terres à l'irrigation pour l'utilisation des eaux souterraines au Sahel (Revillion P.Y DDPA.
1978 : Dossier Sahel - Tome 2 : l'irrigation et autosuffisance alimentaire à l'horizon 2000 par EDIENA.
Etude sectorielle, mise en valeur des ressources hydrauliques dans les pays du Sahel, par G. CHARETTE - Groupe d'Etudes en Développement (GED) Sahel Coopération Canadienne.
1979 : CILSS - Termes de référence pour une étude des problèmes de coordination et de cohérence posée par la multiplicité des projets et réalisation des grands ouvrages d'aménagements hydrauliques en Afrique.
1980 : Les grands bassins fluviaux et lacustres du Sahel ; considérations techniques et énumération des principaux aménagements existants et projetés.
1981 : Hydraulique villageoise et développement rural dans le Sahel - Document ; Sahel D (80) 111 -
1983 : Le développement de l'hydraulique villageoise dans le Sahel - Bilan et perspectives - synthèse, Sahel D (83) 207 ;
Hydraulique villageoise dans les pays du Sahel - les coûts récurrents Sahel D (83) 209 ;
1984 : Situation du programme d'hydraulique villageoise et pastorale financée par le Comité de Solidarité Islamique.
1985 : Coûts récurrents du secteur hydraulique.
1987 : Intégration de l'hydraulique villageoise dans la vie des collectivités rurales
. Conditions de réussite des projets.
1990 : " Etude pratique sur les problèmes stratégiques posés par l'équipement en moyens d'exhaure des points d'eau en zone rurale sahélienne ".