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Les Documents de travail
Atelier 3

ORMVA DE OUARZAZATE
AMELIORATION DE L'EXPLOITATION DES SYSTEMES D'IRRIGATION

P. Verdet, Directeur adjoint
SOGREAH, Département aménagement et environnement,
BP 172 - 38042 Grenoble Cedex 9 (France)
Tél. : (33) 4 76 33 40 00 - Fax : (33) 4 76 33 42 96

 

Pays : Maroc
Financement : Banque Mondiale - Programme PAGI 2
Date : 1995 - 1997
Prestations de Sogreah :

•        Diagnostic de la situation actuelle : inventaire et état des infrastructures, bilan ressources - besoins en eau, efficience de la distribution de l’eau, audit organisationnel ;

• Propositions d ’amélioration : définition et comparaison de variantes d’amélioration portant sur les composantes clé de la fonction "irrigation"

• Etude détaillée de la variante retenue : Développement d’outils de gestion informatisée, manuel de procédures, définition de la structure organisationnelle

• Mise en oeuvre des propositions d’amélioration : formation du personnel, audit technique opérationnel semestriel.

Présentation générale

La zone d’étude concerne les périmètres de grande irrigation du Drâa Moyen, gérés par l’Office Régional de Mise en Valeur Agricole de Ouarzazate. D’amont en aval de la vallée, se succèdent six palmeraies sur plus de 200 km. La superficie cultivée est d’environ 26 000 ha.

L’étude d ’amélioration de l’exploitation des systèmes d’irrigation a été lancée dans le cadre national de rationalisation de l’utilisation de l’eau dans les périmètres d’irrigation. A cet effet, l’étude devait permettre de définir des actions susceptibles :

• d’améliorer l’efficience technique en réduisant les pertes d’eau

• d’améliorer l’efficience économique en optimisant la production agricole par m3 d’eau apporté

• de favoriser le désengagement de l’Etat par un recours plus soutenu à la participation des usagers ou par le transfert de certaine missions au secteur privé.

Le diagnostic de la situation actuelle

Le diagnostic des systèmes d’exploitation des réseaux d’irrigation et de drainage a montré qu’un consensus s’était progressivement mis en place entre l’Office et les usagers sur les points suivants :

• l’impossibilité de satisfaire les besoins par le seul recours aux eaux de surface ;

• la difficulté de mettre en place un système de tarification de l’eau ;

• la nécessité de tenir compte de l’imbrication étroite entre les réseaux modernes gérés par l’Office et les réseaux traditionnels gérés par les usagers ;

• l’existence d’organisations traditionnelles informelles qui considèrent la fourniture d’eau et des services connexes par l’Office comme un droit.

Les propositions d’amélioration

Trois composantes se sont révélées primordiales pour le devenir de la fonction " gestion de l’eau " dans la vallée du Drâa :

• la restructuration du service de gestion de l’eau et la mise en place de procédures opérationnelles ciblées sur le respect de critères de performance

• la mise en place d’un système de gestion financière des coûts de l’eau

• la modification de l’approche participative impulsée par les responsables

Dans ce contexte, la participation des usagers a été orientée vers un partage des coûts d’exploitation avec un désengagement de l’Office de la gestion des réseaux principaux et secondaires.

L’étude détaillée des conditions d’amélioration s’est attachée à détailler les composantes techniques et procédurières qui étaient nécessaires pour rationaliser la programmation des irrigations, l’avertissement à l’irrigation, la distribution de l’eau, le suivi-évaluation des actions et la gestion financière des coûts de l’eau, en prenant en compte la nécessité de transférer progressivement certaines responsabilités de gestion aux AUEA.

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