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Les Documents de travail
Atelier 1

LE DEVELOPPEMENT DURABLE APPLIQUE AU DOMAINE DE L' EAU

Simone Sitbon

chargée de mission à l’UNAF
Union Nationale des Associations Familiales (UNAF)
28, place Saint-Georges - 75009 Paris
Tél : 01 49 95 36 17 - Fax : 01 49 95 36 44

 

I. Constat

- Le consommateur a pris conscience que l’eau n’est pas une ressource inépuisable et que les traitements qu’elle subit tout au long de son cycle ont un coût qui pèse de plus en plus lourd dans son budget. Il sait qu’il faudra contribuer encore plus efficacement à sa protection, sa préservation et son partage pour ne pas en faire un objet de conflit socio-économique.

- Il entend également être informé sur la qualité et le prix de l’eau. Il en va de son rôle de consommateur-citoyen contribuable.

- Il ne peut y avoir d’analyse sur la politique de l’eau sans lui appliquer une logique de développement durable qui passe par :

- la maîtrise des ressources en eau,

- l’analyse globale de la gestion pour application locale de proximité,

- la prise en compte dans la durée des dimensions économiques, familiales, sociales et de santé

publique.

II. Recommandations

Faire des propositions concrètes, meilleur gage d’efficacité de l’application du dévelop-pement durable.

L’UNAF retient quatre priorités :

1. Obtenir la transparence sur les décisions, les coûts, les contrôles effectués.

2. Favoriser le débat public pour toutes les décisions d’implantations, de choix technologiques, ...

3. Faire de l’information et de l’éducation aux consommateurs, dont les jeunes, un enjeu majeur de réussite de la politique de l’eau. Dans ce domaine, comme dans d’autres, il ne faudra pas sous-estimer l’importance du dynamisme des familles dans cette éducation, essentielle pour les générations futures.

4. Etre solidaire vis-à-vis des populations défavorisées et vis-à-vis des pays en voie de dévelop-pement.

III. Quelques précisions

- L’application du concept de développement durable à la protection des ressources en eau ne fait que commencer. Cette protection est de la responsabilité des élus locaux, mais également européens qui déterminent une politique agricole en décalage avec les réalités du terrain et les attentes des consommateurs.

- Le cycle de l’eau comprend bien évidemment le traitement des eaux usées avec le problème des boues d’épuration dont certains membres du monde agricole semble ne plus en vouloir pour leurs épandages. Ce monde agricole est en plus une des causes principales des pollutions de l’eau (nitrates, pesticides, ...) et ne s’acquitte pas complètement du principe pollueur-payeur. Un débat sociétal entre les rapports des villes et des campagnes reste à organiser. Les limites à l’importation (de région à région, de pays à pays) et au stockage des boues doivent être clairement énoncées.

- L’aménagement du territoire est un enjeu du développement durable dans la mesure où il est un facteur d’équilibre entre rural et urbain et que le service rendu ainsi que les coûts soient socialement acceptables. L’intercommunalité, les régions, ont un rôle à jouer dans ce sens. La réforme de l’Etat est au centre de cette problématique.

A titre de symbole, Paris organise la conférence internationale de l’eau en mars 1998, mais n’a pas installé la commission consultative des services publics locaux, comme l’article 26 de la loi n° 92-125 du 6 juin 1992 le prévoit, et comme le lui demandait de manière insistante, depuis plusieurs années, l’URAF Ile-de-France.

Le dialogue, la transparence, la démocratie, le développement durable doivent être impérativement au rendez-vous de cette conférence. C’est ce qu’attendent les familles, les associations et l’UNAF.

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