Kenya : développement des ressources humaines dans le secteur de l’eau

Le programme de coopération franco-kenyan relatif au développement des ressources humaines dans le secteur de l’eau a débuté en juillet 1995 par la mise à disposition du Ministère des Ressources en Eau Kenyan d'un expert expatrié de l’Office International de l’Eau.
 
Sa tâche a consisté à analyser la situation dans le secteur de l’eau kenyan et à encadrer une Task Force afin de préparer un Plan d’Action de Développement des Ressources Humaines (DRH) visant deux objectifs :
 
·        La création et le développement d’une "Unité de Développement des Ressources Humaines" (HRDU) au sein du ministère,
·        La réalisation de formations visant à développer les capacités d’un District pilote.
 
L’année 1996 a ensuite été consacrée à l’élaboration des descriptions de postes, l’évaluation des besoins en formation du secteur, la rédaction d’un plan de formation, puis d'un plan d’action qui a concerné les District Water Offices, les municipalités, le siège central du Ministère de l’Eau, la National Water Conservation and Pipeline Corporation, et le Nairobi City Council et fut validé par la Task Force en mai 1997.
 
Ce plan d’action est maintenant un document de référence, préparé par les partenaires kenyans, qui permet d’agir au sein des différents organismes du secteur et d’améliorer leurs actions de Développement des Ressources Humaines.
 
Le coût des réformes et des actions (notamment des formations) préconisées par ce plan est réparti entre les institutions kenyanes et différents bailleurs. De son côté, la Coopération française (l’Ambassade de France) a pris à sa charge certaines actions de formation et a assuré une assistance technique par le biais de l’Office International de l’Eau.
 
Le travail des années 1997 et 1998, réalisé avec l'appui d'un Coopérant du Service National français mis à disposition du Ministère Kenyan, a été consacré à la mise en opération de l’unité HRD et à la mise en place des premières sessions de formation, identifiées dans le plan de formation, après sélection du district pilote de Machakos - ville à 70 Kilomètres au Sud de Nairobi.
 
L’objectif poursuivi par la réalisation de ces formations techniques est de démontrer que, grâce à une politique de formation adaptée, on peut accroître de façon sensible l’efficacité d’un service, non seulement par l’acquisition d’une compétence technique mais aussi par la motivation du personnel.
 
Il est à souligner que le projet a favorisé le développement des capacités du Kenya Water Institute (KEWI), en matière de formations courtes et adaptées aux besoins, puisqu’il a été directement impliqué dans la préparation des stages et leur réalisation.
 
Le projet a permis également la réalisation en septembre 1998, avec l'appui des entreprises françaises du secteur de l’eau, d'un séminaire consacré à la participation du secteur privé dans la gestion des services d'eau et d'assainissement rentrant parfaitement dans le cadre de la nouvelle politique approuvée par le parlement Kenyan. Des représentants d'Ouganda et de Tanzanie ont participé à ce séminaire, assurant ainsi la représentativité régionale et des débats fructueux.
 
Après un "passage de témoin" réalisé en février 1999 par le biais d'un séminaire réunissant l'ensemble des ingénieurs responsables de "District Water Offices", la suite du programme de coopération va permettre d'étendre l'expérience de Machakos à d'autres districts et de favoriser les réformes envisagées, notamment le transfert de compétences, en matière de gestion de la distribution de l'eau, des districts vers les collectivités et communautés. Le rôle de la formation est primordial dans ce contexte sur les thèmes suivants :
 
·        management et développement des ressources humaines
·        mobilisation communautaire et gestion des services
·        formation de formateurs
 
La HRDU va maintenant développer son rôle de conseil auprès des District Water Offices, pour favoriser la mise en œuvre de formations courtes et coordonner l'action des bailleurs en matière de formation.
 
L'ensemble de la démarche pourrait alors être étendue aux autres acteurs du secteur: Ministry of Local Governments, Nairobi City Council, NWCPC, etc.
 
Le Ministère français des Affaires Etrangères, qui a pris en charge intégralement l'opération depuis son lancement pour un montant total de 4,500 MFF sur la période 1995-1999.