Indicateurs de performance pour les Organismes de Bassin Transfrontaliers africains

 

Indicateurs de Performance pour les Organismes de Bassin Africains

(Les nouvelles N° 21 - janvier 2011)

Le projet du Réseau International des Organismes de Bassin (RIOB) visant le développement, le test et la comparaison d’Indicateurs de Performance pour les Organismes de Bassin Transfrontaliers Africains s’est achevé en septembre 2010.



Au cours des trois années de mise en oeuvre se sont succédées de nombreuses étapes de tests dans 10 bassins pilotes : Congo (CICOS), Gambie (OMVG), Lac Tchad (CBLT), Lac Victoria (LVBC), Niger (ABN), Nil (NBI), Okavango (OKACOM), Orange-Senqu (ORASECOM), Sénégal (OMVS), Volta (VBA). Ceux-ci, répartis sur tout le continent, présentaient une grande variété de contexte juridique, institutionnel, socio-économique ou géographique.



Des ateliers interactifs de restitution et d’échanges entre les bassins ont permis au RIOB d’atteindre une excellente appropriation du projet par les bénéficiaires, meilleure garantie pour la durabilité d’une telle démarche d’utilisation d’indicateurs dans les bassins.



La liste finale d’indicateurs comprend :

 

  • 20 indicateurs sur la gouvernance et le fonctionnement des structures chargées de la mise en oeuvre de la gestion intégrée à l’échelle des bassins transfrontaliers ;
  • 15 indicateurs sur le bassin hydrographique, descriptifs de son état, des pressions et des réponses.

 

Les Organismes de Bassin ont souligné l’apport tout à fait nouveau et important du projet sur les aspects "gouvernance d’un Organisme de Bassin".



L’exercice a permis l’auto-évaluation des structures sur leur fonctionnement et la réalisation de leurs missions. Il a aussi permis d’inclure progressivement des indicateurs dans les différents processus de rapportage auprès des Conseils des Ministres ou des bailleurs de fonds.

D’autre part, la comparaison des points forts/points faibles de chaque bassin pilote, grâce à une application web de visualisation des résultats, a permis aux bassins d’envisager de futurs échanges sur ces points spécifiques.



La diffusion des résultats du projet, lors de l’Assemblée Générale du Réseau Africain des Organismes de Bassin (RAOB), ou lors de la Semaine Mondiale de l’Eau de Stockholm 2010, ont montré un intérêt fort des Organismes de Bassin et des bailleurs de fonds sur ces notions d’indicateurs de performance mais également les besoins importants en termes de vulgarisation et d’accompagnement pour leur utilisation future.



En sa qualité de secrétaire Technique du RIOB, l’OIEau a assuré le pilotage de ce projet, en partenariat avec le Réseau Africain des Organismes de Bassins (RAOB) et Ecologic. Le projet a été financé par la Facilité Européenne sur l’Eau (ACP Water Facility) et le Ministère Français des Affaires Etrangères.

 

 

(Les nouvelles N° 20 - février 2010)

Les indicateurs de performance sont maintenant régulièrement utilisés pour la gestion des services d’eau potable et d’assainissement. Depuis peu, on assiste aussi à des expériences de leur utilisation par des Organismes de Bassin, afin de définir des critères d’évaluation de la Gestion Intégrée des Ressources en Eau.



Afin de proposer une démarche d’adaptation et d’intégration des spécificités africaines dans ce domaine, le Réseau Africain des Organismes de Bassin (RAOB), avec l’appui de l’Office International de l’Eau et d’Ecologic, a lancé un projet visant le développement, le test et la comparaison d’Indicateurs de Performance pour les Organismes de Bassin Transfrontaliers Africains.



Ce projet, financé par le Programme européen "ACP Water Facility" et le Ministère français des Affaires Etrangères, dure 3 ans et implique au total dix bassins africains au cours de 2 phases de tests.



La première phase de tests a été lancée en novembre 2007.



A la suite d’un Séminaire organisé à Ouagadougou en novembre 2007, une première liste d’indicateurs a été proposée. Ces indicateurs appartiennent à deux catégories, et visent à décrire :

  • la gouvernance et le fonctionnement des Organismes chargés de la gestion intégrée à l’échelle des Bassins Transfrontaliers,
  • l’état, les pressions et les évolutions des Bassins Hydrographiques Transfrontaliers.

Le test de cette première liste d’indicateurs dans les Bassins du Congo, du Lac Victoria, du Niger, de l’Orange et du Sénégal a permis d’analyser leur pertinence et leur utilité.



Un Séminaire de pré sentation et d’analyse des premiers résultats a été organisé à Kinshasa en octobre 2008, puis à Istanbul en mars 2009.



L’ultime phase de test se déroule fin 2009 et début 2010 dans les 10 Bassins Transfrontaliers (Congo, Gambie, Lac Tchad, Lac Victoria, Niger, Nil, Okavango, Orange- Senqu, Sénégal, Volta), pour affiner les résultats et aboutir à une liste finale d’Indicateurs de Performance.

Il conviendra ensuite de faire connaître cette expérience et cet outil dans d’autres bassins africains et dans le monde.





(Les nouvelles N° 19 - décembre 2008)

 Le Réseau International des Organismes de Bassin a lancé un projet visant le développement, le test et la comparaison d’Indicateurs de Performance pour les Organismes de Bassin Transfrontaliers Africains.



Ce projet se déroule en partenariat avec le Réseau Africain des Organismes de Bassins (RAOB) et avec l’appui de l’Office International de l’Eau et d’Ecologic. Le projet est financé par la Facilité Européenne sur l’Eau (ACP Water Facility) et le Ministère Français des Affaires Etrangères. Il dure 3 ans et implique au total une dizaine de Bassins Africains, au cours de 2 phases de tests.



A la suite d’un Séminaire organisé à Ouagadougou en novembre 2007, une première liste d’indicateurs a été proposée. Ces indicateurs appartiennent à deux catégories :

  • la première (Gouvernance) vise à décrire le fonctionnement des structures chargées de la mise en oeuvre de la gestion
  • intégrée à l’échelle des Bassins Transfrontaliers,
  • la seconde (Technique) regroupe des indicateurs relatifs aux résultats concrets, sur le terrain, de cette démarche de gestion par bassin.

Le test de cette première liste d’indicateurs dans les Bassins du Niger, du Congo, du Sénégal, du Lac Victoria et de l’Orange a permis d’analyser leur pertinence et leur utilité.

Un séminaire de présentation et d’analyse des premiers résultats a été organisé à Kinshasa en octobre 2008. Cet Atelier a associé les représentants des Bassins et les partenaires du projet. Il a préparé le lancement de la seconde phase de test, courant 2009, dans 10 Bassins Transfrontaliers, pour affiner les résultats et aboutir à une liste finale d’indicateurs de performance véritablement adaptés à la situation africaine.

 

Développement d’indicateurs de performance  pour la gestion des bassins transfrontaliers en Afrique  2007 - 2010

Le Réseau International des Organismes de Bassin (RIOB) et son réseau régional en Afrique (le Réseau Africain d’Organismes de Bassin - RAOB) ont proposé de développer et de tester sur le terrain des Indicateurs de Performances adaptés à la conception et au monitoring de l’application des principes de la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE) dans les bassins transfrontaliers africains.

 

Le RIOB et le RAOB, avec l'appui de l'OIEau et d’Ecologic, ont pour but de développer une méthode appropriée pour atteindre une compréhension commune, fondée sur des Indicateurs de Performances Clés (IPC), afin de renforcer les capacités des organismes de bassin ; ces IPC permettront, entre autres :

* Aux Comités de Bassin de définir des objectifs appropriés, grâce au tableau de bord des IP ;

*Aux gestionnaires des OB de concevoir des Plans de Gestion de Bassin de fleuve ou de lac (PGB), et des Programmes des Mesures (PdM) associés, en leur fournissant guides et benchmarking ;

* Aux publics et parties intéressées de visualiser les résultats de la Gestion sur leurs bassins ;

* Aux acteurs des OB de surveiller le processus Plan de Gestion, Programme de Mesures ;

* Aux agences de financement d’évaluer la qualité des travaux et l'utilisation de leurs fonds.



En Afrique, il existe des Organismes de Bassins à différents stades de développement, mais la plupart d’entre eux sont au stade initial ou émerge. Il est nécessaire d’avancer pas à pas, d’appliquer les IPC à des bassins pilotes sélectionnés, d'analyser les données collectées et de partager les connaissances avec d’autres OB par la formation.



Cette approche s’inscrit dans le long terme. Les activités proposées pour ce projet de trois ans sont de préparer le terrain pour l'utilisation d’IPC. Le but est de démontrer leur utilité et d’établir un dispositif durable pour l’avenir, de renforcer la capacité d'exécution des OB.



Les activités à réaliser portent sur :



• Une réflexion sur la « conformité à l'Afrique » de la liste de PI existante, à la fois au niveau du RAOB, grâce à une équipe de travail composée d'organismes membres, et au niveau local dans des bassins volontaires choisis, qui souhaitent tester le dispositif, et par des acteurs locaux (y compris les usagers /le public) ; ceci comprendra des actions de formation.

• Une application pilote dans 5 bassins transfrontaliers africains, sur une base volontariste, avec un appui permanent du RIOB/RAOB pour animer le partage des connaissances, et un important appui d’experts internationaux en matière de GIRE. Ceci implique de rassembler des informations valables, souvent fragmentées entre de nombreux acteurs dans le domaine de l'eau (avec une difficulté supplémentaire lorsque plusieurs pays sont impliqués), et de valoriser ces informations brutes.

• La diffusion des pratiques de PI et des outils adaptés aux différents usages/niveaux de développement, avec un support de nouveaux OB dans le processus de mise en application.

• La conception participative d'un modèle du dispositif afin d'assurer son acceptabilité à long terme



Deux types majeurs de services sont apportés par les experts de l’Office International de l’Eau.



Tout d’abord l’OIEau est en charge des tâches de gestion de projet, parmi lesquelles :



* Communication et gestion de l’information : Relations avec les bailleurs, experts court terme, partenaires mais également avec les organismes de bassins bénéficiaires du projet. Organisation des Comités de pilotage. Gestion du site Internet du projet et des publications.

* Gestion des activités de sous-traitance

* Gestion financière du projet.



De plus, le personnel de l’OIEau réalise des prestations techniques, dans le cadre de missions d’expertises dans les bassins visant l’assistance aux gestionnaires de bassins pour le développement et le renseignement de séries d’indicateurs de performance. Cette expertise technique intervient également dans les phases de rédaction-bilan des tests effectués ou encore par l’organisation de séminaires d’échanges entres les partenaires du projets et les organismes de bassins bénéficiaires.