BRESIL (2010) – Elaboration d’un plan de gestion du Rio das Balsas et du Rio São Valerio

Septembre 2009 - Décembre 2010

Bénéficiaire : Etat du Tocantins - Financement : Banque Mondiale

Contexte :

Même au cœur de la saison sèche, le Rio das Balsas et ses affluents transportent des eaux transparentes. A la même époque, dans le Rio São Valerio, pourtant situé à proximité, ne coule qu’un mince filet d’eau, qui ne suffit même pas à l’alimentation en eau de la ville de São Valerio da Natividade. Ces deux bassins hydrographiques alimentent le bassin du fleuve Tocantins et présentent des contextes naturels, climatiques et socio-économiques assez distincts. Il convient d’en proposer des plans de gestion.


Prestations :

Dans chacun de ces deux bassins versants, le gouvernement de l’Etat du Tocantins, avec l’aide de NKLAC et de l’Office International de l’Eau, a achevé l’élaboration de schémas directeurs de gestion des ressources en eau, visant à en concilier les usages multiples. Les études hydrogéologiques ont montré que le contraste entre les deux bassins s’explique par la présence de l’aquifère karstique Urucuia et ses résurgences, qui garantissent le débit de base du Rio das Balsas. Dans ce premier bassin, les orientations du schéma directeur sont centrées sur le nécessaire arbitrage entre la préservation environnementale, la pratique de l’écotourisme et les projets de construction de centrales hydroélectriques. Dans le bassin du Rio São Valério, le schéma directeur conclut à la nécessité de construire un barrage de régularisation, stockant une partie de l’eau pendant la saison des pluies et évitant que les populations ne souffrent du manque d’eau pendant la sècheresse qui caractérise cette région du nord du Brésil. Outre l’alimentation en eau potable, le projet permettra de développer l’agriculture irriguée. Pour la mise en œuvre et le suivi des schémas directeurs, la législation brésilienne prévoit la formation de comités de bassins. Dans les bassins à dominante rurale du Rio das Balsas et du Rio São Valério, cependant, le gouvernement hésite à créer un nouvel organisme, alors que la population est déjà très sollicitée pour participer à de multiples organismes participatifs, par exemple dans le domaine de la santé, de l’éducation ou du tourisme. Conformément aux recommandations de l’OIEau, la solution envisagée est donc de former un consortium inter-municipal, permettant aux communes des basins versants de mettre en commun leurs ressources et leurs compétences, pour assurer la mise en œuvre des schémas directeurs de gestion de l‘eau. Un tel consortium pourrait également recevoir les ressources provenant de la redevance sur l’usage de l’eau, assurant ainsi la pérennité de son fonctionnement.