Animateurs d'aires d'alimentation de captages

aires-captages.fr : Aires d’Alimentation de Captages - Ressources techniques et Réseaux d’acteurs

 

Contexte

La diminution des impacts des activités anthropiques polluantes sur les ressources en eau au niveau des aires d’alimentation de captage (AAC) a pour but de répondre aux enjeux de santé publique de protection de la ressource en eau potable, et plus largement d’atteindre les objectifs de la Directive Cadre sur l’eau (DCE) de parvenir au bon état des masses d’eaux. Suite au constat de la mise en œuvre difficile des démarches de protection de captage sur le terrain, la création d’un Centre de Ressources captage venant en appui aux acteurs a été souhaitée par les ministères en charge de l’Ecologie et de l’Agriculture. Une étude de préfiguration financée par l’ONEMA (ajourd'hui Agence française pour la biodiversité) a été menée par l’INRA Transfert, l’INRA, AScA et Epices entre 2013 et 2014. Cette étude dresse un état de lieux des démarches de protection sur les captages Grenelle et des attentes des acteurs pour le Centre de Ressources « Captages ». Elle visait à définir un cadre pour le Centre de Ressources et proposer un premier schéma d’organisation et de fonctionnement. Un des outils mis en avant par cette étude est la création d’une plateforme web.

 

Quels sont les acteurs concernés ?

La question de la qualité de l’eau sur les Aires d’Alimentation de Captages (AAC) concerne l’ensemble des consommateurs. Néanmoins, certains acteurs sont spécifiquement engagés sur le périmètre que définit l’AAC. Ainsi, les maitres d’ouvrages (collectivité, syndicat des eaux…) sont chargés de lancer et de suivre cette démarche de protection sur les AAC. Cette démarche commence par la réalisation de diagnostics (définition du périmètre par un hydrogéologue), réalisation du diagnostic des pressions (bureaux d’études, Chambre d’Agriculture…).

Cette démarche implique également les « acteurs terrains » de par les conséquences directes que peut avoir la mise en place d’un plan d’action sur un territoire. Suite à l’utilisation d’engrais et de phytosanitaires, les agriculteurs sont souvent les premiers concernés par ces démarches de protection. L’utilisation possible de phytosanitaires par les particuliers nécessite qu’ils soient également associés aux démarches de protection des AAC (en plus de leur rôle de consommateur de l’eau produite). Les services déconcertés de l’Etat jouent également un rôle important (DREAL, DDT…). De même, les Agences de l’Eau peuvent aider à la mise en place d’actions sur une AAC, notamment à travers des aides aux changements de pratiques ou du développement de filières agricoles plus économes en intrants.

Pour finir, un rôle essentiel est joué par les « animateurs AAC » pour aider à la mise en place de démarche de protection des AAC. Ils réalisent souvent le lien entre la multitude d’acteurs de la problématique AAC. A noter que ces animateurs appartiennent parfois à des réseaux régionaux (CRESEB, Alterre Bourgogne Franche Comté…) ou nationaux sur la protection des AAC (groupe APCA Captage par exemple).

 

Que fait l’OIEau ?

L’OIEau participe à la mise en réseau d’acteurs de la thématique AAC et à la mise à disposition d’outils, de références techniques pour les animateurs d’Aires d’Alimentation de Captages. Plus précisément l’OIEau participe à l’animation et à la mise en place d’une plateforme web pour aider à la réussite des démarches AAC. Le site aires-captages.fr, qui a ouvert ses portes en avril 2017, appuie l’action du Centre de Ressources Captages de l’Agence française de la Biodiversité (AFB). Ce lieu d’échange pour les acteurs de la problématique AAC permett de regrouper de nombreuses données (fiches AAC), de nombreux retours d’expériences, documents, un annuaire des animateurs AAC, etc.

De plus, l’OIEau est également impliqué la réalisation d’études sur la thématique des AAC. Nous pouvons par exemple citer les travaux sur le renforcement des compétences sur les AAC (avec la création d’un référentiel de formation) ou sur l’analyse de pratiques en Europe sur la protection des Aires d’Alimentation de Captages en eau potable.